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 FanFic : Ombre et Lumière

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Vico-la-Patate
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MessageSujet: FanFic : Ombre et Lumière   Mer 07 Nov 2007, 12:17

Voici donc ma première FanFic Zelda. Si vous aimez bien, je posterai régulièrement la suite, sinon, bah je vous embêtrai pas Smile N'hésitez surtout pas à commenter, que ce soit en bien ou en mal ^^.

CHAPITRE 1 : Derniers hommages

Des lamentations s’élevaient du cimetière d’Hyrule. Le crépuscule tombait sur les personnes rassemblées autour de la tombe. Une cri déchirant se fit entendre et une femme se jeta sur le corps froid et rigide. Les larmes coulaient sur son visage.
- Iria, reviens, je t’en prie, dit une douce voix.
Une silhouette vêtue de noire s’approcha. Elle enleva sa coiffe, laissant ses cheveux d’un blond eclatant l’éclairer tel un halo de lumière. Elle s’approcha de la jeune femme et mit une main sur son épaule.
- Viens Iria, répéta-t-elle. Laisse-le partir.
Le contact de cette main sur son épaule calma Iria. Elle recula de quelques pas et reprit sa place dans l’assemblée.
Les cloches sonnèrent sept fois, comme il était d’usage quand une personnalité nationale était décédée. La femme aux longs cheveux blonds vint se placer devant le cercueil pour dire quelques chose mais elle semblait à présent pétrifiée. Elle déglutit et commença son discours.
- Mes loyals sujets, dit-elle d’une voix tremblante, vous êtes rassemblés ici pour dire adieu à quelqu’un. Cette personne nous a tous sauvés des forces obscures. Ce fier guerrier a combattu pour nous sans relache.
Elle s’interrompit, balayant des yeux ses interlocuteurs. Tous saluèrent ses paroles par un murmure d’approbation.
- A présent, honnorons son départ. Prions pour que les déesses acceptent son âme et que celle-ci soit exempte de tourments.
A nouveau la femme s’interrompit et regarda les personnes qui étaient autour d’elle. Tous portaient des masques funèbres. Ceux-ci étaientt taillés en bois et exprimaient une boulversante tristesse. Certains disaient qu’ils avaient des prpriétés magiques. Un homme s’avança et proclama d’une voix forte et rendue tremblante par l’émotion :
- Honneur à Link, le Héros du Temps. Longue vie à Zelda !
La foule reprit ses paroles et l’homme se rassit.
- Merci Colin, dit le reine.
Elle adressa un signe de tête à un jeune homme. Celui-ci tenait Iria dans ses bras.
- Ne t’inquiète pas Maman, lui murmura-t-il.
Il s’approcha du cercueil et retira son masque. Il avait les yeux bleus. Ses beaux cheveux blonds lui tombaient à hauteur des oreilles. Ses pomettes étaient hautes et son nez long. Il retroussa ses lèvres tel un loup. Sa machoire tremblait. Il était grand et devait avoir vingt ans. Il regarda Zelda dans les yeux et hocha la tête. Ils commencèrent alors tous deux à chanter. La foule les suivit. C’était un chant magnifique et d’une grande tristesse. Des loups hurlèrent à la lune : ils semblaient rendre un dernier hommage à un compagnon, un membre de la meute. Des oiseaux vinrent se poser sur les pierres tombales et se joignirent à la lamentation funèbre. Pendant un instant, la terre trembla, puis des grognements de souffrance s’élevèrent de toute part. Des têtes émergèrent de la rivière avoisinante et émirent des sons aigus d’une grande beauté. La terre elle-même semblait pleurer la perte de son héros. Puis tout aussi subitement qu’il avait commencé, le chant s’arrêta. Les Gorons repartirent vers la Montagne de la Mort, les Zoras retournaient dans leur domaine. Les animaux disparaissaient dans les profondeurs de la nuit et la foule commença à se disperser.
Cinq personnes étaient demeurés près du cercueil : Zelda, Iria, un Zora qui était resté, Colin et le jeune homme.
- Au moins, mon père n’aura pas vécu assez vieux pour voir son élève préféré mourir, déclara sombrement Colin.
Iria lui jeta un regard en biais. Quand il avait grandi, le gentil petit garçon avait laissé place à un homme rude et sévère mais sur qui on pouvait compter. Son visage était mangé par une épaisse barbe. C’était un excellent épéiste et il tait très musclé.
Le Zora s’avança et s’inclina devant le corps du défunt.
- Resterez-vous au chateau pour la nuit, Lars ? demanda la reine.
- C’est très gentil à vous, mais non merci, répondit l’intéressé d’un ton tendu. Des affaires urgentes à régler, vous comprenez...
Il laissa sa phrase en suspens et tourna les talons vers la rivière.
- Et toi Kardel ? demanda Zelda en adressant au jeune homme un regard plein d’espoir.
Celui-ci parut hésiter mais finit par sourire faiblement.
- Bien sur. Si vous pouviez envoyer un messager à Anna pour lui dire que...
- Je vais la voir, annonça Colin. J’ai envie de paser un peu de temps avec ma chère soeur. Elle en est à sept mois c’est ça ?
Kardel approuva d’un signe de tête et jeta un regard à son père, allongé dans son cercueil. Il portait toujours sa tenue de Héros, et une épée était posée sur lui. Il avait les deux mains autour de la garde.
Les soldats rabattirent le couvercle sur le cercueil et le portèrent jusqu’à une fosse fraichement creusée. Kardel se saisit d’une pelle et aida les gardes à remplir le trou.
Après avoir fini, il vit Iria pleurer silencieusement aux côtés de Zelda qui avait remis son masque. Link était mort si soudainement. Tout le monde s’accordait à dire qu’il était mort de maladie, mais Kardel avait la certitude que c’était faux. Son père avait toujours eu une excellente santé. Il l’avait d’ailleurs vu la veille de sa mort et trouvé bien portant. Or, le jeune homme n’aimait pas les mystères. Il avait déjà décidé qu’il irait dans la cabane de Link dans la forêt de Firone. Mais en attendant ce moment, il tourna les talons et alla rejoindre Iria et Zelda pour se joindre à leur tristesse.
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Vico-la-Patate
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MessageSujet: Re: FanFic : Ombre et Lumière   Ven 09 Nov 2007, 14:07

CHAPITRE 2 : Singes

Monté sur son cheval Casque-Blanc, Kardel avançait au pas dans la forêt de Firone.
Le chemin de Cocorico jusqu’à Toal s’était bien passé. Le jeune homme avait rencontré quelques goblins qui étaient vite retournés sous le couvert des arbres à la vue de son épée. Les contours de la cabane se dessinaient à l’horizon. Kardel pressa son cheval et ils arrivèrent devant une porte finement ouvragée quelques minutes plus tard.
Link avait habité à Toal avec Iria mais s’était construit une maisonnette au plus profond de la forêt. Il s’isolait de temps à autres pour réfléchir. Mais depuis un an, ces retraites étaient beaucoup plus nombreuses.
Le jeune homme poussa la porte qui s’ouvrit avec un grincement. Kardel remarqua tout de suite que quelque chose n’était pas normal. Des meubles avaient été déplacés depuis la dernière fois qu’il les avait vus.
La cabane comportait trois pièces. Un hall, un salon et une chambre. Tout était parfaitement rangé... Et c’était justement ce qui était étrange. Link était certes quelqu’un de parfaitement ordonné, mais il avait quelques manies : le tableau qui aurait dû se trouver juste au-dessus de la cheminée était quelques centimètres au-dessus. Celui ou celle qui avait fouillé la cabane avait tout remis en place de façon très logique. Le jeune homme s’approcha de la peinture qui représentait un singe puis alla vers le salon.
Celui-ci servait aussi de bibliothèque. Des étagères pleines d’ouvrages se trouvaient sur tous les murs de la pièce. Là encore, tout était rangé parfaitement... trop parfaitement.
Un écritoire était posé dans un coin de la pièce. Le jeune homme s’en approcha et regarda l’ouvrage qui y était ouvert. Malheureusement, il était écrit en Zora. Kardel poussa un juron. Le livre s’intitulait “Les Dessous d’un Ecrit”. Il resta cinq minutes à observer ce titre. Il semblait réfléchir furieusement quand peu à peu un sourire étira ses lèvres. “Sous la couverture” pensa-t-il. Toujours souriant, le jeune homme sortir son couteau et le fit glisser avec soin entre la tranche du livre et la couverture. Celle-ci se détacha aisément. Kardel, les doigts tremblants d’excitation, la retira. Une inscription avait été faite à la main : “six”. Très déçu, le jeune homme jeta le livre sur le tapis. L’ouvrage atterrit au milieu du cercle que formaient les six boucliers dessinés dessus.
Il décida de se diriger vers la chambre de son défunt père. Elle était assez vide, ne contenant qu’un vase avec des Sonnettes Eternelles - des fleurs qui permettaient de siffler un air et qui ne se fannaient qu’au bout de très longtemps - qui était posé sur un coffre, un lit et une partition posé sur ce dernier. Ne voyant rien d’intéressant, Kardel s’apprêta à repartir quand une voix retentit avec force dans sa tête, une voix qui ressemblait horriblement à celle de Link.
- Après tout ce que j’ai fait pour toi, tu m’abandonnes ?
- Papa ?
- Je t’ai laissé des signes, dit-elle d’un ton dur. A toi de les trouver. Fais-moi honneur ! tonna la voix avant de disparaitre aussi subitement qu’elle était apparue.
Kardel se laissa glisser contre un mur, en état de choc. Etait-ce vraiment son père ? Non c’était impossible ! Link était enterré dans le cimetère royal. Pourtant, cette voix...
Il se mit à réfléchir furieusement. Il y avait un six sur la tranche du livre. Kardel ne se souvenait d’aucun événement majeur qui se soit déroulé il y a six ans. Ni quand lui même avait six ans. D’ailleurs, le seul événement majeur que le jeune homme ait connu était la mort de son père. Si ce n’était pas un objet, peut-être était-ce un objet... Le jeune homme se rendit dans le salon et se mit à faire les cent pas. Pendant dix bonnes minutes, il passa en revue tous les objets qu’il possédait et tous ceux qui étaient à son père. Kardel commençait à s’énerver. Il donna un violent coup de pied dans le livre qui était tombé sur le tapis. Le tapis... Tout d’un coup, tout fut clair dans sa tête. La partition, le tableau, le tapis, le nombre six et les Sonnettes Eternelle, tout s’ageançait parfaitement. Le jeune homme se précipita dans la chambre de son père et en ressortit avec une fleur et la partition. Il alla décrocher le tableau du singe et se plaça au milieu du cercle que formaient les six boucliers. Il lut la partition, s’accorda quelques minutes pour la mémoriser, puis la jeta à terre. Il porta la Sonnette à ses lèvres, le coeur battant la chamade, et siffla.
Un son doux et mélodieux s’éleva dans l’air. Il semblait communier avec le bois de la cabane, communier avec la forêt, communier avec Kardel et tout ce qui l’entourait. Les boucliers se mirent à briller. La cabane était illuminée d’une vive lumière blanche. Le jeune homme maintenant, maintenant aveuglé ne cessa pas de jouer. Enfin la lumière s’évanouit et quelque chose de très étrange se produit. Le singe peint sur le tableau se mit à bouger.
Muet de stupéfaxion, Kardel regarda l’animal poser ses deux pattes avant sur le bord du cadre et en sortir comme d’un bassin. Il regarda curieusement autour de lui et alla se placer sur un bouclier. Un deuxième singe se dessina sur le tableau. Ses contours apparaissaient à toute vitesse. Une fois l’oeuvre terminée, il s’extirpa de la peinture de la même manière que le premier. La manoeuvre se répéta quatre fois. Finalement, les six singes s’étaient placés sur les six boucliers.
Kardel sentit le sol onduler sous ses pieds puis s’ouvrir. Il avait l’impression de tomber dans un gouffre sans fin. Le toit de la cabane disparut, et les ténèbres l’enveloppèrent.

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En espérant que vous avez aimé ^^.
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MessageSujet: Re: FanFic : Ombre et Lumière   Dim 11 Nov 2007, 02:09

CHAPITRE 3 : L’Antichambre du Crépuscule

Après une chute qui lui sembla interminable, Kardel atterrit en douceur. Quelques secondes plus tard, la pièce s’éclaira.
C’était une vaste salle qui semblait plus grande que toute la cabane de Link. Trois miroirs se trouvaient face au jeune homme. Il s’approcha de plus près pour les examiner. Le premier en partant de la gauche était sale. Son cadre était de facture grossière et celui qui l’avait construit semblait s’en être désinterressé rapidement.
Le deuxième était plus ouvragé. Le contour était finement taillé et Kardel vit son propre reflet le regarder... un reflet qui n’était pas tout à fait le sien. Alors que le jeune homme était blond aux yeux bleus, habillé de bottes souples et d’une tunique de voyage verte, son image était celle d’un homme brun habillé de noir avec des yeux de jais. Son regard était froid et calculateur. Il fixa Kardel pendant quelques instants puis fit volte-face et éclata de rire. Passablement surpis, le jeune homme s’écarta du miroir, en fit le tour puis revint devant mais son reflet était toujours absent. Toujours intrigué, il se dirigea vers la troisième glace.
C’était la plus belle. Le verre était eclatant. Des motifs étaient inscrits sur le cadre d’or. Kardel s’attendait plus ou moins à voir le même que dans le deuxième miroir mais il n’en fut rien. Pendant une dizaine de secondes, le jeune homme ne regarda que son reflet. Puis soudain, l’image se troubla comme de l’eau dans laquelle on aurait lancé un cailloux. Une clairière apparut. Un socle de pierre se trouvait au milieu. Une silhouette encapuchonnée s’approcha. Elle portait une épée magnifique. L’homme plongea sa main libre sous sa cape et en ressortit un ocarina. Il était bleu et d’une grande beauté. L’homme glissa l’instrument dans sa ceinture et plongea à nouveau la main dans sa cape. Il e ressortit cette fois un masque. Il était en bois et haut en couleurs. Il semblait représenter un lutin. L’inconnu fit un mouvement pour enlever sa capuche mais une voix résonna alors avec force.
- Kardel, ne regarde surtout pas !
D’instinct le jeune homme sut qu’il fallait écouter la voix. Il retira prestement son manteau et le jeta sur le miroir.
- Tu as vu tout ce dont tu avais besoin, annonça la voix d’un ton soulagé.
Celle-ci devait sûrement appartenir à une femme. Elle n’était à présent guère plus qu’un murmure. Ne sachant trop quoi faire, Kardel demanda à haute voix :
- Qui ...
- Dans ta tête ! rétorqua la femme d’un ton cinglant.
- Qui êtes-vous ? pensa le jeune homme le plus fort possible.
- Plus doucement !
- Alors dîtes-moi qui vous êtes ! s’exclama Kardel en s’efforçant de rendre sa pensée plus basse.
- Mon nom est Midona, princesse du Crépuscule.
Le jeune homme resta interdit devant ce titre. Il n’avait jamais entendu parler de princesse du Crépuscule.
- Princesse du Crépuscule ... ? demanda-t-il.
- Tu ne sais pas ce qu’est le Crépuscule ? s’exclama-t-elle d’un ton surpris.
- Non.
- Ton père ne t’a donc pas éduqué ? Bon alors, par où commencer... Voilà, j’y suis. Il existe en Hyrule deux royaumes. Celui de la Lumière et celui du Crépuscule. Ce dernier servait de prison. Il y a 22 ans, un grand mal s’est abattu sur nos deux royaumes. Un dénommé Xanto m’a détrônée et m’a envoyée dans la Lumière où je me suis retrouvée sous une forme faible. C’est là que j’ai rencontré ton père. Mais avant que je t’en parle, il faut que tu comprennes ce qui est arrivé au monde de la Lumière.
“ Comme tu le sais, il est divisé en trois régions. Chacune d’elle a été plongée dans le Crépuscule de Xanto. Les humains qui s’y trouvaient devenaient des âmes, des fantomes. Ils voyaient les monstres, mais eux ne s’interressaient pas aux humains. Grâce au pouvoir de la Triforce... Tu sais ce qu’est la Triforce, n’est-ce pas ? demanda sévèrement la princesse.
- Bien sur ! rétorqua Kardel.
- Très bien. Alors, comme je le disais, grâce à la Triforce ton père a échappé à ces règles et est devenu un loup à son entrée dans le Crépuscule. Je l’ai retrouvé au chateau d’Hyrule et nous nous sommes mis à la recherche de Zelda. Après ça, j’ai voulu récupéré le Cristal des Ombres. Ce fut une quête difficile et inutile. Nous avons rencontré Xanto qui m’a jeté une malédiction. Zelda m’a soignée et Link s’est mis à la recherche d’Excalibur pour pouvoir contrôler ses transformations en loup. L’épée était dans la clairière que tu as vu dans le miroir.
“ Après cet épisode, ton père et moi sommes devenus très proches. Ensemble, nous avons réussi à trouver le Miroir des Ombres et à l’utiliser pour aller débusquer Xanto dans son palais. Link l’a vaincu et nous avons découvert que c’était un être malfaisant nommé Ganondorf qui tirait les ficelles. Zelda, Link et moi l’avons combattu et tué. J’ai alors pu retrouver ma force et ma puissance originelles. Je suis repartie dans mon monde en brisant le miroir, pour plus de sûreté. Ainsi, Hyrule ne serait plus jamais menacé.
“ Mais ton père s’est mis en tête de fabriquer un autre miroir. Il a créé cette antichambre et a fait quatre miroirs.
- Il n’y en a que trois ici, lui fit remarquer Kardel.
- Effectivement. Le miroir manquant est le premier miroir qu’a fabriqué Link. Quand il l’a achevé, il pensait avoir trouvé un moyen de rejoindre le Crépuscule. Mais alors qu’il s’apprêtait à le traverser, le miroir s’est volatilisé. Ton père s’est tué au travail en essayt de découvrir les causes de cette disparition. Je pense qu’il l’a trouvée à Celestia.
- La cité perdue, dit Kardel. Mon père m’en a parlé.
- Oui, approuva Midona. Il a alors construit deux autres miroirs. Comme tu l’as compris en voyant la clairière, il faut trois objets: l’Ocarina du Temps, que tu trouveras dans le premier miroir, le Masque de Majora, que tu trouveras dans le deuxième miroir et Excalibur.
- Elle est dans le troisième miroir ? demanda Kardel.
- Je ne sais malheureusement pas où est l’épée de lumière.
- Alors à quoi sert le troisième ?
- Link l’a commencé il y a un an. Je pense qu’il l’a fabriqué pour toi. Il savait que tu viendrais ici poursuivre la tâche qu’il t’avait laissée.
Le jeune homme resta un instant plongé dans ses pensées puis finit par poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Savez-vous pourquoi et comment mon père est mort ?
- Oui, répondit la princesse.
- Alors, qui ...
- Tais-toi, lui intima-t-elle subitement. Quelqu’un essaie de pénètrer ton esprit !
- Qu’est-ce que je dois faire ? demanda Kardel, paniqué.
- Ferme ton esprit ! hurla la voix de Midona.
Elle semblait étrangement lointaine. La vue du jeune homme se brouilla et les ténèbres l’enveloppèrent. Il esaya déséspérment de fermer son esprit mais il ne savait pas comment faire. Une présence s’approchait. Elle était d’une lumière éblouissante. Elle dégageait une douce chaleur et il émanait d’elle une confiance et une douceur infinie. Kardel sentit sa volonté fléchir. La présence s’approchait lentement mais sûrement. Elle cherchait quelque chose. Elle tâtonnait dans cet esprit inconnu.
- Que faîtes-vous ? demanda le jeune homme mais sa voix était si faible qu’on aurait dit un murmure.
La créature ne répondit pas et brilla un peu plus. Au fur et à mesure qu’elle avançait dans l’esprit de Kardel, celui-ci se sentait de moins en moins entier. Il lui sembla entendre Midona l’appeler, mais la chaleur était si douce ici. La présence était de plus en plus proche. Elle tendit ce qui semblait être une main quand soudain...
- Assez ! tonna une voix.
Celle-ci semblait étrangement dédoublée, comme un echo. Peut-être que...
- Recule ! ordonnèrent les deux voix.
Un mur presque sans consistance se dressait à présent entre le jeune homme et la présence. On aurait dit un brouillard noir.
- Kardel, reprends-toi !
- Princesse... Zelda... ?
- Oui, répondit-elle précipitemment. C’est bien, souviens-toi.
Un choc sourd résonna, suivi de grognements d’effort. Midona avait du mal à tenir la créature en respect.
- Allez, Kardel ! Je sais que tu en es capable. Repousse-le !
- D’accord... je... vais... essayer...
Mais c’était une tâche presque impossible. L’envie de chaleur était si forte et il faisait si froid. Inconsciemment, le jeune homme tendit la mais vers la présence. Il avait traversé le brouillard qui commençait à se dissiper quand une troisième voix résonna dans sa tête.
- Mon fils...
La voix de son père était pleine d’amour et de chaleur. Seulement, il se trouvait du côté de Midona et de Zelda, de l’autre côté du brouillard. Kardel fit un pas s’écarter de la créature, mais Link secoua la tête.
- Tu dois te battre mon fils. Tu dois le vaincre.
- Je ne peux pas, rétorqua le jeune homme d’un ton déséspéré. Je ne suis pas assez fort !
- Le Courage est avec toi. Je suis avec toi.
C’était vrai. Son père se tenait à ses côtés. Il entendit des pas approcher, puis apparut sa mère.
- Ne t’inquiète pas, lui dit-elle d’un ton rassurant.
Kardel esquissa un sourire quand il saperçut que trois nouvelles silhouettes approchaient. L’une d’elles était enveloppée d’un manteau de ténèbres.
- Désolée, dit Midona, mais je ne peux pas me montrer à visage découvert devant cette chose.
Son ton était dégoûté. Zelda vint également, se contentant de lui sourire.
La troisième silhouette était celle que le jeune homme attendait le plus. Une jeune femme blonde avec des traits réguliers apparut. Elle avait de magnifiques yeux verts et était enceinte.
- Anna, dit-il dans un souffle.
Sa femme lui sourit et dit:
- Fais-le. Fais-le pour notre fils à naître.
Soudain, quelque chose explosa dans sa poitrine. L’amour que toutes ces personnes lui portaient était tel un tallisman flamboyant. Il tira son épée et s’approcha d’un pas décidé vers la créature. Elle sembla hésiter puis se métamorphosa. Un rayonnement intense aveugla tout le monde puis un bruit se fit entendre. Une haute silhouette se tenait maintenant à la place de la présence. Elle était recouverte d’un manteau de lumière. Deux bras en émergèrent, l’un d’eux tenant une épée.
- Traitre, siffla la créature d’un ton haineux.
Et elle attaqua. Les lames des deux combattants se rencontrèrent dans un fracas assourdissant. Profitant de l’immobilité de Kardel, la silhouette leva la main gauche qui grésilla de plus en plus fort. L’énergie que le monstre accumulait allait partir...
- Non !
Midona avait coupé la main de la présence. La princesse du Crépuscule recula, le souffle court.
- Idiote, dit la créature. Ton pouvoir n’est rien comparé au mien.
Sa main gauche se reforma à toute vitesse. Malgré sa blessure, la silhouette avait maintenu la pression dans son épée. Kardel se sentait fléchir, déséspéré. Cette chose était invincible. Seul une arme d’une grande puissance pourrait en venir à bout. Une arme telle que...
- Excalibur ! s’exclama fébrilement le jeune homme.
Aussitôt, son épée s’allongea de quelques centimètres et sa garde se transforma. Il tenait Excalibur. Avec un féroce rugissement, il repoussa la présence. Poussant son avantage, il se fendit vers le monstre de son adversaire. La lame frôla son ennemi qui poussa un cri de rage.
- Kardel, si tu perds ce combat, ton esprit sera détruit ! cria Midona. Toi seul peut vaincre cette chose, nous ne pouvons plus t’aider.
Comme pour confirmer ses dires, une cloche transparente entoura les deux combattants. Le jeune homme serra son arme un peu plus fort. Il se concentra aussi fort qu’il le pouvait, puis leva son épée, prêt à se battre et s’élança. Alors que la lame allait toucher la présence, celle-ci se volatilisa. Kardel se retourna et plongea sur le côté. Une boule de lumière alla s’écraser sur une paroi. Une autre arrivait à toute vitesse mais le jeune homme la frappa de son épée et elle percuta la créature de plein fouet. Elle poussa un cri empli d’une telle haine qu’il paralysa Kardel. La silhouette s’avança d’un pas triomphant, levant haut son épée. Elle contempla d’un air méprisant son adversaire défait et leva son épée un peu plus haut. Tout se passa en un éclair. Le jeune homme planta Excalibur dans le ventre de la créature. Celle-ci était terrassée. Elle s’effondra dans un cri de douleur et de colère.
Kardel se tourna pour adresser un sourire à ses compagnons mais ils n’étaient plus là. Le jeune homme sentit ses jambes se dérober puis tomba inconscient dans les limbes de son esprit.

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Le chapitre 3 Wink
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MessageSujet: Re: FanFic : Ombre et Lumière   Mer 14 Nov 2007, 04:58

CHAPITRE 4 : Trahison

Kardel poussa un grognement.
Le marbre froid sur lequel il était étendu lui donnait des frissons. Sa tête était sur le point d’exploser. Il voulut se relever mais ses jambes tremblaient trop. Renonçant à cette idée, le jeune homme se traîna jusqu’à un mur auquel il s’adossa. Pendant quelques secondes, il se contenta de profiter du silence et du calme. Malheureusement un bruit bourdonnait à ses oreilles. Il lui semblait que quelque chose se cognait aux confins de son esprit, comme une mouche à un carreau. Commençant à comprendre, Kardel ouvrit son esprit au monde extérieur. Aussitôt, une voix explosa dans sa tête.
- Kardel ! s’écria Midona.
Celui-ci grogna de douleur et vacilla légèrement.
- Désolée, s’excusa la princesse. Comment te sens-tu ? demanda-t-elle anxieusement.
- Pas très bien, grommela le jeune homme.
- Ca n’a rien d’étonnant, après ce que cette chose t’a fait subir. Elle a failli détruire ton esprit.
- Qu’est-ce que c’était ? demanda Kardel.
- Un esprit de la lumière, répondit Midona d’un ton grave.
Cette réponse parut si absurde au jeune homme qu’il laissa échapper un petit rire nerveux.
- Je parle de la chose qui m’attaqué, expliqua-t-il.
- Je sais. C’était un esprit de la lumère, répéta-t-elle.
- Allons Midona, ce n’est pas possible. Ce sont les protecteurs de la lumière, ils ne peuvent pas m’avoir attaqué !
Il s’adressait à elle comme si elle était folle. Elle semblait s’en être aperçu car elle rétorqua d’un ton cinglant:
- je ne suis pas stupide ! Je vais t’expliquer. Il y a 22 ans, les esprits ont été très affaiblis par Xanto. Après sa chute, ils ont retrouvé un pouvoir encore plus grand que précédemment. Je pense qu’une partie de ce pouvoir était celui des Ombres. Ils ont donc été corrompus. Ils sont progressivement devenus assoiffés de puissance. Ils en ont tout d’abord demandé aux déesses. Ils leur ont dit que c’était pour mieux protéger Hyrule. Malheureusement, elles ont accédé à leur requête. Ils sont devenus plus forts que jamais.
“ Je t’ai dit que je pensais qu’une partie de leur pouvoir retrouvé était celui des Ombres. Eh bien, je pense même que c’est celui de Xanto. Ils ont dû l’absorber à travers Excalibur, quand ton père l’a tué.
- Attends un peu, l’interrompit Kardel. Si l’épée leur obéit, comment se fait-il que j’ai pu tuer l’esprit avec ?
- Tout simplement parce que tu ne l’as pas tué. Tu l’as simplement repoussé. Un esprit ne peut mourir que par le pouvoir des Ombres. De plus, l’épée n’obéit pas aux esprits. Elle est à toi.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda le jeune homme, surpris. Je n’ai fait que l’imaginer.
- Et elle est apparue ! s’exclama Midona d’un ton surexcité. L’épée est tienne depuis la mort de ton père. Elle est venue à toi au moment au tu en avais vraiment besoin. Comme pour ton père. Elle n’aurait jamais été à lui si il n’en avait pas eu mortellement besoin. C’était une façon pour les déesses de s’assurer que l’épée ne tomberait jamais aux mains d’un homme déjà puissant.
- Mais alors elle aurait pu appartenir à Ganondorf si il en avait eu besoin, la contredit Kardel d’un ton sceptique.
- Effectivement. Tout est question d’équilibre des forces, ne l’oublie jamais. Le bien, le mal, tout cela est relatif. Il n’y a qu’à voir les esprits de la lumière.
Le jeune homme resta un moment plongé dans ses pensées. Toutes ces révélations lui avaient donné matière à réfléchir et ...
- Bon, tu la prends cette épée ! s’exclama Midona d’un ton furieux.
- Mais je croyais que je devais en avoir mortellement besoin pour...
- Tu en as eu mortellement besoin et elle est apparue. Cherche dans la pièce et tu la trouveras.
Peu convaincu, le jeune homme obtempéra tout de même. Il se releva prudemment et se mit à faire le tour de la pièce. Il vit tout de suite quelque chose briller dans un coin. Le coeur battant, il se dirigea vers la lueur.
Excalibur était là, l’attendant. Kardel s’avança et saisit la poignée ouvragée. Aussitôt une sensation de chaleur se répandit dans tout son corps. Il était moins fourbu, sa tête lui faisait moins mal et il ne tremblait plus. Il savoura encore quelques instants cette sensation de bien-être puis s’adressa à nouveau à la princesse:
- Ce sont les esprits qui ont tué mon père ?
- Pas vraiment, répondit-elle. Comme tu l’as vu, ils peuvent détruire l’esprit d’un homme, mais seulement si l’homme en question n’est pas assez fort. Or Link avait une force mentale hors du commun, crois-moi. Non, je pense que c’est un humain qui l’a tué.
- Je ne connais personne d’assez fort pour lui tenir tête, lui fit remarquer Kardel.
- Moi non plus, approuva Midona. C’est pourquoi je pense qu’il y a un traitre dans votre entourage.
- Je suis sur que non, dit le jeune homme avec assurance. Mais je pense aussi que c’est un humain qui l’a tué, car je crois que quelqu’un m’a suivi jusqu’ici.
- Je n’en suis absolument pas convaincue. A mon avis personne ne t’a suivi. Je pense qu’il y avait un esprit dans ta tête.
- Ils peuvent prendre possession de quelqu’un ? s’affola Kardel.
- Seulement par l’intermédiaire d’un humain. Un humain qui aurait croisé ton regard.
Un silence pesant s’installa. Le jeune homme avait du mal à croire qu’il y ait un traitre dans son entourage. Malheureusement, tout s’emboitait parfaitement... trop parfaitement...
Laissant de côté ces sombres pensées, il demanda:
- Pourquoi n’as-tu pas voulu que je vois la fin de ce qui se passait dans le troisième miroir ?
- Parce que, si comme je le crois l’esprit était dans ta tête, il aurait alors vu le rituel pour pénétrer dans le Crépuscule. Et je connais ce rituel. Et maintenant, je crois qu’il est temps que tu partes, dit-elle d’un ton doux.
Kardel hocha la tête d’un air sombre. Jamais il ne l’aurait avoué, mais la peur lui nouait le ventre. Il partait vers une destination inconnue, probablement vers de grands dangers et surtout, il partait sans ses proches... Il ne serait accompagné de personne. Peut-être même ne reviendrait-il pas à temps pour la naissance de son fils. Et pourtant, quelque chose à l’intérieur de son coeur lui disait qu’il fallait le faire. Se concentrant uniquement sur cette chose, le jeune homme se tourna vers la première glace. Son reflet lui souriait d’un air confiant.
Kardel prit une profonde inspiration, et traversa le miroir.

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L suite, comme promis !
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MessageSujet: Re: FanFic : Ombre et Lumière   Sam 17 Nov 2007, 10:52

CHAPITRE 5 : Possession

Une haute silhouette avançait dans la grand’rue de Cocorico. C’était un homme de grande taille, le visage mangé par une épaisse barbe. Il avait un air volontaire mais son regard exprimait un grand tourment.
Colin s’arrêta, la respiration saccadée. Il se sentait épuisé, vide, fourbu... Quand on ajoutait à ces maux cette petite voix intérieure qui lui parlait, il aurait été ravi de pouvoir rebrousser chemin. Malheureusement, c’était impossible. Il avait une tâche à accomplir.
- Ce n’est pas une tâche, c’est une traitrise, dit Link d’une voix calme.
- Tais-toi, répliqua Colin. Tu es mort, alors tais-toi !
- Je suis peut-être mort par ta main, mais je suis encore vivant dans ta tête.
Ignorant la voix, le guerrier reprit son chemin.
- Tu n’en as pas marre de faire le sale boulot des esprits ? demanda Link d’un ton narquois. Tu ne préfèrerais pas que ton travail soit révélé au grand jour ?
- Je t’ai tué parce que tu n’es qu’un sale traitre, cracha Colin avec véhémence.
- C’est pour ça que tu trahis la confiance que mon fils te porte ?
- Il est de ton accabit, rétorqua-t-il mais son ton n’était pas convaincu.
- Tu te rends compte de ce que tu vas faire ? demanda gravement la voix .
Le guerrier ne répondit pas, continuant d’avancer dans la clarté de la lune. Il arriva à un embranchement et prit la bifurquation de gauche, vers la Montagne de la Mort. Tout était calme.
- Je le fais pour la Lumière, tenta de se justifier Colin.
- Je t’en conjure, chuchota Link. Tu peux encore reculer. Va voir Zelda, elle t’aidera. Prends-la avec toi, ainsi qu’Iria.
- Tais-toi ! hurla-t-il.
Dans sa voix vibrait une rage contenue depuis des années, une rage qui s’exprimait enfin. Aussitôt, le silence se fit. Concentrant son courage, le guerrier fit encore une vingtaine de pas et s’arrêta devant un grand rocher. Colin leva une main calleuse et la posa sur la pierre qui scintilla. Il allait parler mais...
- Link ? appela-t-il d’une voix timide.
- Zelda saura te protéger assura le héros d’une voix rassurante et confiante.
Pendant un instant, pendant un court instant, Colin le crut. Il fit un pas en arrière mais une douleur intense explosa alors dans sa tête. Elle était si forte que le guerrier tomba à terre.
- Je vais le faire ! hurla-t-il à la lune. Arrêtez !
Des larmes coulaient dans sa barbe et la douleur s’atténua peu à peu. Mais même si elle n’était plus aussi forte, elle restait présente, telle un avertissement.
Une dizaine de minutes durant, il resta là, haletant sous la lumière des astres nocturnes. Il se ressaisit peu à peu et se releva prudemment. La souffrance avait raffermi sa volonté. Colin posa à nouveau sa main sur le rocher et parla.

* * *

Anna se reposait sur le canapé. Depuis deux semaines, le bébé ne cessait de s’agiter. Il ruait à l’intérieur du ventre de sa mère et donnait des coups de pieds et de poings. En ces occasions, elle disait avec un sourire:
- Tu seras un grand guerrier, comme ton oncle, ton grand-père et ton père.
Aussitôt, le bébé cessait de s’agiter, comme si ces paroles l’appaisaient. Mais depuis le départ de Kardel, même ces mots ne le calmaient plus. Anna n’arrivait plus à dormir la nuit, et elle était exténuée. Lorsqu’elle se regardait dans le miroir, elle voyait une femme aux joues creusées et aux yeux rougis de fatigue.
Mais le bébé n’atait pas la seule cause de ses insomnies. Elle se faisait un sang d’encre pour son mari qui n’était pas revenu depuis quatre jours. Elle savait qu’il lui aurait envoyé un message s’il avait pu. Quelque chose avait dû lui arriver puisque ce n’était pas le cas. Elle en était sur. Soudain, une pensée assaillit son esprit: et si Kardel était mort ? Pendant un instant, la jeune femme s’imagina son cadavre glacé, raide et inerte. Mais tout de suite après, elle le revoyait plein de vie, jouant aux cartes, s’entrainant à l’épée. Non, c’était absurde, il ne pouvait pas être mort. Il avait dû trouver quelque chose dans la cabane de son père et avait oublié de lui envoyer un message. Mais peut-être que ...? Une voix interrompit alors ses pensées.
- C’est moi Anna, dit Colin d’un ton assuré.
Le jeune femme se leva et alla ouvrir la grotte magique.
- Pourquoi vis-tu là-dedans ? demanda le guerrier d’un ton agacé en baissant la tête pour entrer.
- Kardel pense que le bébé sera plus à l’aise dans un environnement chaud. Et comme nous sommes près d’un volcan...
- Comment vas-tu ? l’interrompit son frère sans lever les yeux vers elle.
- Bien, pourquoi ? demanda Anna d’un ton inquiet.
Colin ne répondit pas et lui sourit. La jeune femme chercha à capter son regard, mais on aurait dit qu’il la fuyait.
- Anna, reprit Colin d’une voix étrange qui ne lui ressemblait pas. Tu sais que je t’aime plus que tout ?
- Enfin, qu’est-ce qui t’arrive ? demanda-t-elle, vraiment inquiète à présent.
- Pardonne-moi, chuchota son frère d’un ton implorant.
Il la regarda dans les yeux.
Aussitôt, une sensation de chaleur envahit Anna.
- Bravo Colin, dit l’esprit de la lumière qui était à l’intérieur de la jeune femme. Excellent travail.
Un long sanglot éclata, puis le silence tomba à nouveau sur la Montagne de la Mort.
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MessageSujet: Re: FanFic : Ombre et Lumière   Lun 03 Déc 2007, 14:00

CHAPITRE 6 : La fille du désert

Cela faisait à présent une semaine que Lanaya n’avait vu âme qui vive. Une semaine que le Teste avait commencé. Une semaine qu’elle avait dix-sept ans.
Perdue dans ses pensées, la Gerudo avait laissé errer son cheval qui était retourné vers la camp dont les feux brillaient joyeusement. Elle aurait donné tout ce qu’elle possédait pour pouvoir y retourner. Malheureusement c’était impossible, elle n’en avait pas le droit.
A l’extrême nord du désert Gerudo se trouvait un campement. Les anciennes y éduquaient les enfants. On leur apprenait à se battre, lire, compter, monter à cheval, assassiner et l’histoire des Gerudo. Dans cette matière on enseignait la haine d’un nom : celui de Ganondorf.
Une fois que les filles atteignaient l’âge de dix-sept ans, elles partaient à la recherche de la Forteresse Gérudo. Celle-ci abritait les guerrières accomplies aussi bien que les “ménagères”, celles qui ne savaient pas se battre.
Les hommes qui servaient de père étaient des brigands ou des chevaliers et parfois même des magiciens, du moment qu’ils avaient quelque chose d’extraordinaire. Une fois qu’ils avaient donné un enfant aux Gerudo, ils partaient. Quand une femme vouait un mari, elle devait partir à sa recherche. Dans le désert, la femme était reine. Mais malgré cela, un homme avait imposé sa loi : Ganondorf. Après qu’il ait donné un enfant à la chefe des Gerudos, il avait refusé de partir. Devant l’obstination des femmes, il avait envoyé le fier peuple Gerudo dans le Crépuscule. A sa mort, les guerrières s’étaient échappées. Elles avaient été gravement affaibli par leur emprisonnement et s’étaient donc empressées de dépêcher un émissaire au chateau pour s’assurer de la pacificité de la famille royale. La reine Zelda avait très vite signé un pacte et le peuple Gerudo était retourné dans le désert.
Lanaya n’avait croisé âme qui vive depuis une semaine. Sa jument ne cessait d’essayer de revenir vers le camp et la Gerudo devait la retenir constamment. Une légère brise se leva et pour la énième fois depuis sept jours, la jeune guerrière balaya des yeux le sable qui s’étendait à perte de vue. Poussant un juron, elle décida de se diriger vers l’ouest du désert où elle n’était passée que trois fois.
Là-bas, le décor était toujours le même. Du sable... le vent... le chant des pierres... le bruit d’une dizaine de chevaux qui galopaient vers elle... Lanaya releva brusquement la tête, rejetant en arrière ses beaux cheveux bruns. Ce n’était pas normal... Elle était sure que les Gerudo de la Forteresse ne patrouillaient pas pendant un Teste. De plus, les filles du camp n’avaient pas le droit de sortir. Il y avait donc un intrus. Après un moment d’hésitation, la guerrière tira son sabre. Puis elle mit pied à terre et escalada la falaise à côté de laquelle elle s’était arrêtée. La pente était assez abrupte mais elle était une bonne alpiniste.
Arrivée en haut, Lanaya sortit longue-vue de son manteau. Elle y colla son oeil et observa les cavaliers qui approchaient.
Ils étaient au nombre de treize. Tous étaient armés et semblaient des combattants aguerris. Ils portaient armures et casques, tous deux indistincts. Ils étaient menés par un homme grand qui tenait son casque sous le bras. Il était blond et barbu.
Alors qu’ils se rapprochaient , la Gerudo put distinguer le symbole de la Triforce sur leur armure... le symbole de la famille royale... Aussitôt, la guerrière sut que quelque chose n’allait pas. des émissaires pacifiques n’auraient pas été armés de pied en cap. Lanaya réfléchit à toute vitesse et, sans très bien savoir ce qui la poussait à agir ainsi, elle se saisit de son arc, encocha une flèche et visa l’homme en tête de file.
- Arrêtez-vous ! cria-t-elle d’un ton menaçant.
Surpris, les cavaliers s’arrêtèrent brusquement.
- Baisse ton arc, Gerudo, dit calemement l’homme à la barbe. Nous sommes des émissaires de la famille royale et nous exigeons de rencontrer le conseil des Mères sur le champ !
- Reculez ! s’exclama la Gerudo d’une voix rendue tremblante par la peur.
Il se dégageait de cet homme une aura de dureté et de cruauté. On sentait qu’il était prêt à tout et sa carrure et son regard de fer le rendaient encore plus impressionant.
Un sourire où se mêlaient pitié, indulgence et exaspération se dessina sur ses lèvres.
- Quel courage ! lança-t-til d’un ton narquois et ses hommes éclatèrent de rire. Tu tiens mal ton arc, petite, fit-il calemement remarquer, et les rires redoublèrent d’intensité.
La peur nouait les entrailles de la jeune femme et elle se sentait près de défaillir. Mais à cette peur qui lui tordait les tripes, un autre sentiment l’emplissait de sa chaleur : la haine. Une haine telle qu’elle n’en avait jamais ressentie, une haine qui lui donnait une force nouvelle. Elle détourna son regard de l’homme barbu et observa les autres cavaliers : ils arboraient un sourire confiant.
Tout d’un coup, elle fut frappée d’horreur : un homme manquait. Elle ne voyait que douze soldats. Elle regarda par dessus son épaule et eut juste le temps de se jeter sur le côté pour éviter la lame qui allait la pourfendre. La Gerudo dégaina son sabre et para un nouveau coup dont le choc se répercuta jusque dans son épaule. Faisant abstraction de la douleur qui lui vrillait le bras, elle tenta de désarmer son adversaire qui écarta négligemment sa lame. En bas, ses camarades l’acclamaient joyeusement.
Paniquée, Lanaya essaya vainement de résister, mais son adversare la dominait en tous points. Après deux minutes, son sabre lui échappa et vola haut dans le ciel. La jeune femme recula et trébucha. Son vainqueur s’avança tranquillement et leva haut son épée. Dans un mouvement de peut enfantin, la Gerudo leva sa main gauche qui, étrangement, se mit à luire. Aussitôt elle sentit la terre céder et les ténèbres l’enveloppèrent.

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Désolé du retard ^^.
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