Forum zeldaïque français
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Mar 10 Fév 2009, 10:05




La cité de l'Aube

Prologue:

Haraar s'était écroulé dans la neige, tenant encore son bâton de marche fermement dans sa main gauche. Ses yeux bleus se fermaient au fur et à mesure que le soleil descendait dans le ciel, caressant son visage des dernière lueurs du crépuscule.
Haraar n'avait pas le courage de se relever. Il fesait glacial et la neige commençait à lui brûler les bras malgré sa lourde cape en cuir. Ses cheveux brun mat avaient l'air de n'avoir pas été lavés depuis des mois.
Haraar allait mourir. Il le savait. Il attendait que les déesses le prenne et il s'envolerait dans le saint royaume. Et peut-être que là-bas, il servira à quelque chose.
Haraar était un simple vagabond qui volait sa nourriture dans des étals de la citadelle. Et pour tout dire, il finissait presque toujours avec des gardes qui le collaient aux chausses.
Lors d'une fuite, il fut malheureusement attrapé et banni.
Pour Haraar, une seule personne pouvais l'aider.
Mais il était loin, si loin qu'il ne pourras peut-être jamais le rencontrer.
"Link" répétait sans cesse Haraar dans sa tête " aidez-moi, messire, je vous en supplie...".
Mais Link est une légende. Quelle folie le vagabond a t'il eu de le chercher dans les 4 coins d'Hyrule?
Maintenant, il a fermé les yeux. Il a laissé le blizzard ébouriffer ses cheveux. Il a laché son bâton. Il entendait vaguement le vent lui souffler dans ses oreilles "Relève-toi, relève-toi...". Non, impossible, le vent ne parle pas, même si on est un vagabond Hylien qui cherche à survivre en croyant à un mythe...
- Hé! Debout!
Haraar ouvrit subitement les yeux. Ce n'était pas le vent qui lui avait murmuré dans l'oreille. C'était une voix grave et assez forte pour qu'il puisse l'entendre dans le blizzard.
- Aller, nom d'un bulblin! Rrrrrelève-toi!
Là, ce n'est pas un hylien. C'est un accent goron de la montagne de la Mort à tout casser.
Haraar s'est difficilement remis sur ses pieds, s'appuyant sur son bâton de marche et en soufflant comme un boeuf.
- Ca va? Tu as de la chance que je t'aie trrrrrouvé sur mon chemin, l'ami. Et qu'as-tu fais à ta jambe?
Haraar, toujours cramponné à son bâton, regarda l'énorme plaie qu'il avait au niveau de la cuisse.
- Ecoute, l'hylien, je vais à Cocorrrrico apporter de l'eau terrrrrrmale. Je peux pas te soigner maintenant mais tu peux un peu boire de mon eau.
Le gorons débouche sa gourde et la tendit au vagabond qui but presque tout son contenu. Même après ça, Haraar n'avait pas le courage de parler mais sa plaie commençait tout doucement à disparaître.
- Je vais pas te laisser mourrrrir ici. Aller, grimpe dans la charrrrette. Mais ne carrrrresse pas Orick, tu rrrrrrisques ta main en jouant avec lui.
Haraar obéit.
- Merci de votre hospitalité, créature de la montagne, dit il en retrouvant miraculeusement la faculté de parler.
- Je t'en prrrrrrie. Au fait, je m'appelle Ozérann, dit le goron.
- Et moi, Haraar.
Ozérann attrapa son fouet, le claqua sur la croupe du cheval et il pris un petit trot.


Sommaire :
o Chapitre 1 : En route pour Cocorico


    • Chapitre 2 : La complainte du seigneur du mal

    • Chapitre 3 : Dans la cité

    • Chapitre 4 : Le Pacte des Ombres

    • Chapitre 5 : La requête de Mornox

    • Chapitre 6 : Le Pont aux Misérables

    • Chapitre 7 : La légende d'Akenmenmon

    • Chapitre 8 : Excalibur

    • Chapitre 9 : La trahison du tyran

    • Chapitre 10 : Bataille pour un royaume

    • Chapitre 11 : Le désistement de Link

    • Chapitre 12 : La paix retrouvée






Chapitre 1 :En route pour Cocorico
- Au loup!
C'était Ozérann qui venait de crier.
Haraar souleva doucement sa couverture en peau de chèvre, apparament encore dans l'oreiller. Il cligna des yeux et regarda avec admiration le goron menaçant le loup qui venait de bondir des fourrés. Le vagabond et l'habitant de la montagne de la Mort étaient visiblement sur un chemin de fôret.
Bizarrement, l'animal ne lui prêtait presque pas attention. Il était concentré sur le buisson en face de lui.
Ozérann brandit son poing en grimaçant, mais rien à faire, le loup ne bougeait pas d'un pouce.
- Laissons. Ce garrrrdien des bois ne nous veut apparrrrament aucun mal. Dit le goron en remontant dans la charette. Mais soyons tout de même prrrrudents.
Haraar ferma de nouveau les yeux, laissa tomber sa tête sur le côté et se rendormit, le loup enrichissant ses premiers rêves en dehors de la citadelle.
***
Un crépitement de feu et une magnifique mélodie réveilla le vagabond. Il se mit en position assise et regarda autour de lui. Ozérann était dos à lui, jouant avec se qui semblait être un ocarina. Haraar frotta ses yeux et s'approcha du goron musiscien.
- Où as-tu appris à jouer comme ça? Le questionna t'il, interéssé.
Ozérann arrêta sa mélodie.
- A Cocorrrrico. Répondit il en regardant une grosse chouette sur une branche d'un sapin. Celle-ci hulula et s'envola.
- Et qui t'as appris? Continua Haraar.
Le goron fit la même grimace que lorsqu'il avait chassé le loup.
- C'est... Un peu déliquat à expliquer. C'est quelqu'un d'extrrrrrèmement imporrrrrtant pourrrr tout Hyrrrrule. Enfin, désolé, je ne peut pas t'en dirrrre plus.
Il rangea son ocarina et mit sa couverture sur ses épaules.
- Pour le loup, tout à l'heure...
- Hier, tu veux dirrrrre. Cela fait deux jours que tu dorrrrs.
- Ha? J'ai le sommeil profond, ces temps-ci. Non, franchement, tu aurais pu l'abattre. Cet animal aurais pu nous tuer.
Ozérann bondit comme si il avais reçu une décharge électrique et empoigna violement Haraar.
- Ne rrrredit JAMAIS ça devant moi, tu m'as comprrrris?
- Oui, promis. Dit le vagabond d'une voix étranglée.
Le goron lâcha prise et retourna près du feu.
- Tu dois savoirrrr qu'en dehorrrrs de la citadelle, le loup est une divinité.
Haraar se massa le cou et répondit d'une voix étranglée:
- Une divinité? Vraiment?
Il pouffa de rire.
- Arrrrête ! Dans la citadelle, on en parrrrle beaucoup aussi. Dit Ozérann.
Le vagabond but une gorgée d'eau thermale. C'est vrai que sa plaie commançait à se refermer.
- Elle est représentée par Link, héros élu des Déesses.
Haraar recracha son eau.
- Link? Le véritable Link? La légende?
Le goron éclata de rire. D'un rire énorme, qui aurais pu réveiller tous les habitants de la fôret.
- Link? Une légende? Haha! Elle est bien bonne, celle-là! Link n'est pas une légende, il existe et il est toujourrrrs en vie, mon gars! Dit il en s'essuyant les yeux.
Haraar sentit son coeur battre contre sa poitrine à une telle vitesse qu'il aurais pu le transperçer.
- Ca va? Tu ferrrrais mieux de te rrrrendormirrrrr.
Le vagabond obéit et retourna dans son sommeil.
***
Haraar aurait préféré être réveillé autrement que par les cris et les secousses d'Ozérann.
- Debout! On est arrrrrivé!
Le goron commença à décharger la charrette en sifflant et en chantant.
Le vagabond se frotta les yeux et regarda autour de lui: il était à Cocorico.
Balder était à l'extérieur de la boutique, aidant malgré sa taille et son jeune âge, Ozérann à décharger les tonneaux remplit d'eau thermale.
Haraar bondit hors de la charrette. Il remarqua que sa jambe était guérie et qu'il était redevenu aussi agile qu'avant, lorsqu'il fuyait les gardes dans la citadelle. Mais ça, c'était le bon temps.
Le vagabond renonça à repenser au passé et secoua la tête. Il était sûr qu'il allait recommencer une nouvelle vie à Cocorico.
Le curé, Reynald sortit de l'église, avec son habituel air sérieux, avec, derrière lui, un homme vêtu d'une longue cape noire. Il avait une capuche qui cachait son visage, sûrement traversé par d'énormes cicatrices.
Le curé s'approcha d'Ozérann, de Balder et d'Haraar.
- Voici Berthos, Protecteur du trésor de la famille royale. Il vient nous donner de l'aide pour réapprovisionner les gorons en eau thermale.
- Enchanté, Berthos, dit Haraar en lui tendant la main.
L'homme ne la serra pas. Il se contentait de regarder ses pieds.
- Heu, oui, il n'est pas très sociable, dit Reynald.
- Tout Sheikah peut serrer la main d'Hylien, dit soudain le protecteur, sauf si celui-ci est un vagabond ayant perdu son honneur de truand.
- Comment savez-vous?... Menteur! S'exclama Haraar. Les Sheikah est une race qui a disparu!
Berthos se mit à rire d'un air narquois.
- Tu n'es pas érudit, Hylien. Saches que le savoir est commun à tout les hommes. Il y a plus de Sheikah que tu ne l'imagine.
Le vagabond renonça à l'idée de lui arranger le portrait encore plus et déchargea la charrette, sous l'oeil attentif d'Ozérann.
- Un Hylien, ici? C'est rare. Il n'y en a qu'un qui est venu jusqu'ici. Dit Reynald en se tenant le menton, Comment à tu fais pour l'amener à Cocorico?
- Il a eu un coup de chance de me trrrrouver surrrr son chemin, voilà tout. Répondit Ozérann.
Soudain, il y eu une terrible secousse. Tous virent alors surgir de derrière un rocher, une dizaine de sangliers géants montés par des bulblins, avec, à leur tête, Le roi en personne et sa monture, Lord Bulbo.
N'ayant rien pour se défendre que ses propres poings, Ozérann essaya de les empêcher de capturer Haraar, Berthos et Reynald. Mais rien n'y fit. Il fut piétiné par la horde.
- Non! Ozérann! Beugla Haraar.
Il fonça droit sur les bulblins, il savait qu'ils lui réservaient le même sort que le goron, mais il essaya tout de même.
Peu avant le choc, tout devint noir.



Dernière édition par link_anD_ilia le Sam 25 Avr 2009, 13:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Jeu 12 Fév 2009, 10:55

Bon, j'y retourne !

Chapitre 2 : La complainte du seigneur du mal


Le froid qui émanait du sol réveilla busquement Haraar. Il se remit sur ses pieds et se massa la tête. Il y senti une énorme bosse. Les bulblins ne l'ont pas manqué. Soudain, tout se qui s'était passé à Cocorico lui revint : Berthos, les bulblins, Ozérann piétiné...
C'est vrai, Le vagabond s'était attaché au goron. Il avait le sens de l'humilité et il lui avait sauvé la vie. Haraar trouva bizarre de s'être lié d'amitié à quelqu'un. Lui, il était voleur et il avait toujours travaillé seul, avec son coutelas comme seule arme face aux gardes Hylien.
Le vagabond secoua la tête et regarda où il avait atteri: c'était une petite pièce, avec des toiles d'araignées dans tous les coins. Un rat vint même couiner près d'Haraar. Un banc poussièreux surélevé, maintenu par d'énormes chaînes rouillées, servait de couche.
Aucun doute, il était dans un cachot et il était sûr que les bulblins se serveraient de lui comme esclave. Haraar aurait préféré mourir piétiné, comme Ozérann.
Mais un bruit détourna l'attention que le vagabond accordait à son avenir et il s'approcha de sa source.
- N'approche pas!
L'Hylien bondit de surprise. Il reconnaissait cette voix.
- Messire Berthos? Risqua t'il.
- Hum... Répondit une voix extrèmement faible.
Il avança le plus doucement possible. Berthos, comme à son habitude, ne lui accorda pas un regard.
- Il t'ont épargné, toi aussi.
Pour la première fois, le Sheikah parla d'une voix douce.
Haraar vit que, contrairement à ce que qu'il avait vu, Berthos n'avait aucune cicatrice sur son visage, mais il avait toujours sa capuche qui en cachait la moitié.
- J'espère qu'ils ne lui feront rien, à elle. Pourvu qu'ils n'attaquent pas le village, pitié...
Et là, se fut exeptionnel. Le Sheikah pleurait, car on voyait une larme roulait le long de sa joue. Haraar lui posa une main sur l'épaule.
- De qui voulez-vous parler? Questionna t'il.
Berthos le repoussa.
- Ne te mêle pas de ça, veux-tu! Les bulblins ont attaqué le village Zora, réduit en ruines le manoir de Yéti et Matornia, pillé la citadelle pendant ton absence, et... Je suis sûr qu'il vont s'attaquer à de plus petits villages...
- Quel village?
- Arrête de poser des questions sur ce qui ne te regarde pas! S'emporta Berthos.
- On se tait! Cria un garde.
C'était très étrange, car le gardien n'était pas un bulblin, mais une sorte de dragon de taille humaine, de couleur beige et brun par endroit. Son oeil droit était traversé par une énorme cicatrice toute en longueur et il tenait fermement un fouet dans sa main gauche reptilienne.
- Maintenant, on dort! Demain, vous irez travailler dans le désert, ça vous réchauffera les neuronnes, vous ferez attention à se que vous direz, la prochaine fois!
Il éclata de rire. D'un rire froid, à la limite glacial qui taraupa les tripes d'Haraar et il séloigna d'un pas trainant.
- Qu'est-ce que c'était? Questionna le vagabond.
- Tu ne te tait donc jamais... C'est une nouvelle race de Gerudo, pour renforcer la défense de la chambre du miroir. Répondit Berthos, pensif.
- Tu en sait beaucoup sur les Gerudo, toi, un simple Sheikah!
Haraar et ce dernier se retournèrent. Dans un coin sombre du cachot surgit un homme. Il était grand, massif, il portait une longue cape et une armure noire, avec, au niveau de la poitrine, une imposante blessure blanche. Il avait une barbe, des cheveux roux et une sorte de couronne dorée.
Le vagabond vit Berthos grimacer.
- Je suis Ganondorf, seigneur du mal. Répondit l'homme.
On voyait bien que Berthos serait les poings sous les longues manches de sa cape en cuir.
- Qui a t'il? Mon nom ne te plait pas, Sheikah? Répondit Ganondorf sur un ton sec.
Le protecteur renonça à répliquer quoi que se soit, vu sa masse par rapport à celle de l'homme.
- Je connait bien les légendes d'Hyrule, dit Haraar, même pour quelqu'un comme moi. Se serait vous qui aurez voulu contrôler Hyrule, il y a presque cinq ans? Je suis sûr que vous voulez recommencer depuis cette défaite!
Le vagabond désigna du menton le garde-dragon qui beuglait et fesait claquer son fouet sur le dos de malheureux prisoniers.
- Cette créature est sous vos ordres, n'est-ce pas?
Ganondorf baissa la tête. Haraar croisa les bras en signe de satisfaction et souria d'un air narquois. Mais ce sourire s'effaça vite car il vit l'homme ricaner.
- Hylien, espèce de puit d'ignorance!
Il éclata de rire en se tenant les côtes, des larmes roulant le long de sa barbe rousse. Il se repris en toussant.
- Haha, ça fesait longtemps que je n'avais plus rit ainsi! Dit Ganondorf en s'époussetant les mains.
Haraar et Berthos se jetèrent un bref regard. Tout deux pensaient la même chose: ce type était complètement fou!
- Bon, c'est vrai, je vous doit des explications. Répondit le seigneur du mal.
Il présenta ses mains au vagabond et au protcteur.
- Que voyez-vous?
- Rien. Vos mains sont parfaitement normales. Dit Haraar en se tenant le menton.
- Exact! Il n'y a rien! Enfin, il n'y a plus rien...
- Comment ça, plus rien? Qui avait t'il, avant?
- Le Sheikah saura sûrement vous répondre... Dit Ganondorf d'un air malicieux.
On aurait dit que Bertos l'avait foudroyé du regard, mai cela est impossible, il avait toujours sa capuche.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Le seigneur du mal secoua la tête d'un air incrédule.
- Tant pis, ce sera pour moi toutes les explications.
Il toussa.
- Ecoutez bien. Il y a des millénnaires, avant que Hyrule ne soit créé par les Déesses, il existait une cité où il ne fesait jamais nuit et jamais complètement jour.
- Le Crépuscule... Je connait. Dit Haraar.
- Tais-toi! Répliqua furieusement Ganondorf. Tu devrais réfléchir avant de dire quoi que se soit!
- Laisse-le continuer. Approuva Berthos. Il va peut-être dire des choses utiles...
- Merci. Alors... Ha, oui! Je disais donc qu'il n'y fesait jamais complètement jour. Elle était gouverné par un roi bon et juste: Elslark.
Le seigneur du mal lança un regard noir au vagabond pour l'empêcher de l'interrompre.
- Cette cité s'appelait l'Aube. Ses habitants étaient des paysans qui vivaient au dépant des animaux. Il étaient, malgré leur pauvreté, toujours de bonne humeur et joyeux, ce qui fesait le bonheur du roi. Pendant de longues années, ils vécurent en paix.
Ganondorf jeta un coup d'oeil au garde-dragon qui leur tournait le dos, mettant en valeur ses longues écailles noires.
- Mais, comme vous le savez, les Déesses sont arrivées et ont détruit ce si bon peuple pour bâtir Hyrule. Elles disaient que la cité avait assez duré. De cette destruction mourut presque tous ses habitants. Sauf Elslark, sa fille et son frère, Mornox. Tous trois s'exilèrent dans un coin reculé d'Hyrule, en attendant un héros. Mais Mornox, qui avait soif de pouvoir, quitta la cachette une nuit. Il s'était juré de reconstruire la cité de l'Aube, telle qu'elle l'avait été, mais à sa manière. Il réussit un jour à capturer un de mes Gerudos et il arriva à le cloner en le fesant prendre une forme de dragon.
- Le garde? L'interrompit Haraar.
- Exact.
Ganondorf tourna sur lui même.
- Nous sommes dans un cachot... Dit il.
- Oui, nous avions remarqué... Dit Berthos entre ses dents.
- Dans la cité de l'Aube.
Là, le vagabond faillit avoir une attaque. Il posa sa main sur son coeur qui avait accéléré.
- Dans... Dans la cité de ce Mormachinchose?
- Encore juste.
Ganondorf se tourna vers la grille du cachot.
- Je crois que maintenant, on peut songer à sortir d'ici.
***
Ganondorf s'approcha de l'énorme cadenas qui verroullait la grille du cachot, le palpa et se tourna vers ses compagnons d'un air refrogné.
- Il va falloir flatter le garde, c'est le seul moyen d'obtenir la clé. Dit il en grimaçant.
- Comment sait-on si on doit vous faire confiance? Se méfia Haraar.
- Ecoute, l'ami, je n'ai plus de Triforce ni d'autorité sur les Gerudos, que ça entre dans ta boîte craniènne!
Haraar s'assit sur la couche du cachot en maugréant.
Ganondorf toussa.
- Monsieur le garde?
Celui-ci se retourna et le ragarda d'un air furieux.
- Que veux-tu? Siffla t'il. Tu devrais dormir!
Il claqua son fouet sur la grille du cachot en traitant le seigneur du mal de tous les noms.
Ce dernier secoua la tête.
- Allons, monsieur le garde, soyez raisonnable... Réfléchissez un instant: on vous paye seulement dix rubis de la journée pour surveiller des prisonniers... Cela est injuste, vous ne croyez pas?
Le garde fronça les sourcils.
- De quoi je me mêle! Répliqua t'il.
La créature cracha aux pieds de Ganondorf. Berthos intervint:
- Tout Gerudo digne de ce nom devrait patrouiller enn dehors de cette prison, non?
- Et je suis sûr que vous gagnerez beaucoup plus de rubis. Continua Haraar.
Le garde les regardaient en se tenant le menton.
- C'est vrai que il y a plus de délinquants à attraper dans la cité...
- Voilà! Approuva Ganondorf. Vous-même vous le dites!
Le dragon s'appuya contre la grille et passa son museau dans une ouverture.
- Vous ferez votre peine d'abord, et seulement ensuite, on pourra...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Berthos l'avait violement attrapé par le cou et avait cogné sa tête sur les barreaux. Le garde, assommé, gisait maintenant devant le cachot.
- Bien joué, Sheikah! Dit Ganondorf.
- J'ai encore quelques réflexes.. Répondit ce dernier en se frottant les mains.
Il passa ensuite sa main à travers la grille et attrapa les clés attachées à la ceinture du garde. Il l'inséra dans le cadenas, ouvrit la porte et fit signe à ses compagnons de le suivre. Quand Haraar arriva à sa hauteur, il lui tendit une dague.
- Tu sais te servir de ça, au moins? Tu en aura besoin...
Le vagabond accepta l'arme et la contempla: le pommeau était en or laqué avec de petites décoration, la garde était entourée d'un lacet en peau de chèvre et la lame était en métal recouvert, lui aussi, d'or.
Haraar rejoignit ses compagnons. Il y avait déjà un autre garde assommé, peut-être mort, gisant sur le sol. Le vagabond vit Ganondorf tenir une longue épée de lumière dans sa main droite.
- Bon, on a fini de s'amuser, il faut trouver la sortie le plus vite possible. Dit ce dernier en donnant un coup de pied dans le corps sans vie du garde.
- Personne ne vous a donné le droit de tuer. Dit Haraar en regardant les orbites vides du dragon.
- Personne ne m'a donné le droit d'épargner vie. Répliqua Ganondorf sur un ton glacial.
Le vagabond baissa la tête et suivit les deux autres, car ils avaient déjà dix mètres d'avance sur lui.
***
- Ha! Ma jambe! Sale bête! Gémit Ganondorf.
Haraar, Berthos et le seigneur du mal étaient dans la salle des armes mais ils n'avaient pas remarqué que plusieurs gardes-dragons étaient en train de s'entraîner.
Ganondorf transperça le buste de la créature qui lui avait planté sa lance dans la cuisse. Haraar se défendait tant bien que mal avec sa dague en or mais il n'avait parvenu qu'a faire une mince ouverture au genou d'un autre dragon. Par contre, on voyait un tas de gardes gisant sur le sol du côté de Berthos. Il envoyait un coup de pied dans l'estomac d'un et un autre se reçevait le pommeau de son épée dans la figure. Ganondorf, lui, se payait une véritable boucherie en tranchant la tête à chaque garde-dragon qui passait en travers de son chemin.
- On n'y arrivera jamais! Dit Haraar en parant la masse d'arme d'un Gerudo. Ils sont beaucoup trop nombreux!
Soudain, la porte en chêne se fracassa et des dizaines de morceaux de bois virevoltaient maintenant dans la pièce.
- Vous ne touchez pas à mes amis! Beugla une voix.
Dans la poussière qui s'élevait, on pouvais à peine voir la silhouette de l'individu. Il bondit, asséna un coup de poing à un garde, écrasa un autre et cette bagarre continua avec ce manège. Dès que tout les gardes furent assomé ou tués, la poussière retomba, révélant une créature très massive qui portait une cape. Elle se retourna et fit un clin d'oeil à Haraar.
- Ozérann! Cria ce dernier.
Il couru vers le goron et se laisa tomber dans ses bras.
- Mon ami, mon seul ami...
- C'est la prrrremièrrrre fois qu'on est aussi rrrravi de me rrrevoirrrr! Dit Ozérann en prenant le vagabond par les épaules.
- Tu n'étais pas mort? Pourtant, j'ai vu, les bulblins t'ont piétiné...
- Un gorrrron à plus d'endurrrrance que tu ne le crrrrois. répondit t'il.
Il leva la tête vers Berthos.
- Vous êtes là aussi? Parce que quand je me suis relevé, Cocorico était désert.
- Les bulblins ne t'ont pas capturé? Questionna Haraar en essuyant sa dague pleine de sang sur un garde.
- Non. Mais pour rrrretrouver votrrrre trrrrace, j'ai appelé le hibou-savant de la plaine grrrrâce à mon ocarrrina.
Berthos grimaça.
- Vous savez jouer de l'ocarina? Demanda t'il.
- Bien sûrrrr. Quelqu'un m'a apprrrris, mais je ne peut pas le dirrrre...
Le goron examina la pièce.
- Le hibou m'a dit qu'il avait vu les bulblins partir vers l'Aube, alors, je me suis précipité à votre rescousse.
- Vous saviez où était situé l'Aube? Demanda Ganondorf.
- L'oiseau me l'avait indiqué. Répondit Ozérann. Ne serrrriez-vous pas Ganondorrrrrf, celui qui voulait contrrrrôler Hyrrrrrule jadis?
- Hum... Oui, en quelques sortes.
- Vous venez avec nous arrrrêter Mornox? Continua le goron.
- Si je survit jusque là... Grommella le seigneur du mal.
- Je propose de sortir de cette prison. Interrompit Haraar. Avant que les gardes aillent chercher du renfort.
- Sage décision. Répondit Berthos. C'est bien le première fois que tu ne dit pas une ânnerie!
Le vagabond le foudroya du regard et ils quittèrent la pièce sans un mot.
***
- Non! Je ne ferait pas diversion! Plutôt rester enfermé!
Tous se trouvaient dehors. De l'extérieur, on pouvait voir l'immense cité recouvrir le paysage. Le ciel était très clair, presque blanc avec une nuance d'orange parce qu'il ne fait jamais complètement jour et jamais nuit. C'est l'Aube, ici, après tout.
Deux gros gardes-dragons se tenaient à l'entrée, avec de lourdes armures en or.
- Mais ce n'est pas très compliqué, Hylien. Dit Ganondorf. Tu cours vers eux en disant que tu viens les avertir que des prisonniers se sont échappé et tu les attirent ici.
- Mais ils vont savoir que je suis moi-même un prisonnier! Se plaignit Haraar.
- Justement, ils vont te prendre et te ramener dans ta cellule en passant par ici, et là, on bondit dessus!
- Tu as vu les armures qu'ils ont...
- Fait ce que je te dit! Tu as une autre idée? Répondit sèchement Ganondorf. Ces armures, c'est moi qui les ait conçues, je sais où on peut les blesser...
Haraar acquiesa et se mit à courir en direction des gardes.
- Halte! Ordonna le Gerudo.
Le vagabond fit semblant d'avoir couru le marathon et souffla comme un boeuf.
- Il joue bien la comédie! Murmura Ganondorf à l'oreille d'Ozérann.
Celui-ci pouffa de rire.
- Hhhh... Des prisonniers... Hhhh... Partis, envolés...Hhhh... Y a plus... Dit Haraar, à bout de souffle.
- Viens par là, toi! Et tu fais partie de ces prisonniers! Siffla un garde.
Les deux l'attrapèrent par les épaules et le tirèrent de force vers l'endroit où étaient caché Ganondorf, Berthos et Ozérann.
Arrivé à leur hauteur, tous trois bondirent sur les dragons et Ganondorf enfonça son épée dans la gorge des deux gardes.
- C'est... Très barbare. Dit Haraar.
- Ils n'avaient pas qu'a nous emprisonner. Répliqua le seigneur du mal d'un ton bourru.
Il sortirent tous les quatre de la prison. Un petit tour de la cité s'impose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Sam 14 Fév 2009, 10:57

Chapitre 3: Dans la cité

La cité était vaste. Les ruelles se croisaient et se décroisaient, tout en continuant leur chemin sinueux jusqu'au château.
- En fait, l'Aube est le sosie de la Citadelle?
- Oui. Mais en un peu plus grand.
Haraar questionnait Ganondorf sur ce qu'il savait sur ce monde étrange.
- Comment se fait il que nous ne soyons pas désincarnés, comme dans le Crépuscule?
- L'Aube n'a jamais subit la tyrannie, comme dans le Crépuscule. Il est impossible que ce monde nous fasse du mal. Répondit Ganondorf.
Le marché s'était installé. Les odeurs qui se dégageaient des étals qui vendaient de la nourriture fit rappeler au vagabond qu'il n'avait pas mangé depuis quelques jours. Les bruits qui s'échappaient de son estomac le confirma.
- Qui a des rubis sur lui? Demanda t'il aux autres.
Les trois se retournèrent vers lui.
- C'est toi, le voleurrrr. Dit Ozérann. Perrrrsonne n'a de l'arrrrgent.
Il désigna l'étal du marchand de fruits.
- Tu n'a qu'à demander GENTILLEMENT au vendeurrrr de nous fournirrrr en prrrrovisions.
Il lui fit le même clin d'oeil que dans la salle des armes. Haraar lui rendit un sourire et se dirigea vers l'étal d'un bon pas, sûr de son coup.
Le vagabond avait de la chance: le vendeur s'était installé contre une maison. D'un pas furtif, il s'avança vers le bâtiment, attrapa le rebors de la fenêtre la plus basse et commença à grimper de fenêtres en fenêtres. Arrivé à la hauteur de l'étal, il sauta le plus légèrement possible sur l'auvent du marchand de fruits. Le vagabond se pencha vers le bac de pommes le plus proche et enfonça sa dague dans quelques-unes, à la façon brochette, sans éveiller l'attention du vendeur qui troquait son âne pour quelques rubis. Il remonta vite sur l'auvent et redescendit la maison le plus discrètement possible, en cachant les pommes dans sa veste.
- Bravo! S'exclama Berthos. Un vrai coup de maître!
- Merchi. Répondit Haraar la bouche pleine car il avait déjà englouti une pomme entière.
Ozérann s'occupait de distribuer les autres fruits à Ganondorf et au Sheikah.
- Où va-t-on après? Questionna le goron.
- On continue notre visite. Répondit le seigneur du mal. Berthos aurait voulu montrer l'école d'escrime à Haraar.
***
- Alors, ce n'est pas compliqué, il faut que tu frappes comme ça, regarde.
Berthos trancha l'épouvantail qui lui servait de cible.
Comme promis, Haraar, Ozérann, Ganondorf et le Sheikah s'étaient rendu à l'école d'escrime pour entraîner le vagabond. Il savait peut-être très bien voler les marchands, mais ses capacités dans le maniement des armes étaient minces, très minces.
- Tu connais l'attaque circulaire?
- Bien sûr! C'est l'attaque où on tourne sur soi-même, non?
- Tu connais bien la légende de Link, à ce que je vois.
- Oui! D'après beaucoup de monde, c'était son attaque la plus spectaculaire.
Berthos se tut un instant.
- Pourquoi était? Link est toujours en vie, mais reculé du monde. Dit il en décapitant la citrouille qui servait de tête à l'épouventail.
- Vous aussi, vous vous y connaissez en légendes. Répondit le vagabond.
Ce dernier dégaina sa dague et entreprit de faire un coup à revers à l'épouvantail. Il roula sur le côté, bondit et fit une attaque circulaire qui coupa la cible en deux.
- Hum... Oui, tu connais tous les coups du Héros. Dit Berthos, pensif.
- Comment savez-vous que c'est une attaque de Link? Demanda Haraar.
- Les livres, ça existe. Répondit le Sheikah.
Il rangea son épée dans son foureau.
- Partons. Nous avons le frère d'Elslark à abattre.
Et il quitta le vagabond pour rejoindre Ganondorf et Ozérann qui attendaient dehors.
- Ne reste pas trop longtemps à l'intérieur. Dit il.
Haraar resta seul dans la pièce. Il réfléchissait. Il se demandait qui était vraiment Berthos.
Depuis le début de leur périple, il n'avait jamais révélé son visage. Et son allusion sur la destruction d'un village en particulier était bien étrange. C'est un Sheikah, après tout. Il doit vivre dans le mystère.
Il se résigna de rester plus longtemps dans l'école et rejoingnit les autres.
***
- Houaaaaa!... Je suis fatigué. Dit Haraar en s'étirant.
Berthos l'approuva d'un signe de tête.
- Tu as raison. Nous trouverons une auberge pour passer la nuit...
Il se rattrapa en plaquant sa main contre sa bouche.
- Pour passer l'aube, excusez-moi...
Ganondorf éclata de rire. Il prit le Sheikah par les épaules.
- Mon coco, je sens qu'on va bien s'entendre, toi et moi!
Ils prirent tous un fou rire.
Au début, personne ne fesait confiance à personne dans le quatuor. Mais depuis qu'ils ont été obligés de faire équipe pendant un petit bout de temps, il ont fait l'effort d'apprendre à mieux se connaître. Et pour la première fois de sa vie, Haraar s'était trouvé des amis. Il n'en avait jamais eu l'occasion là où il habitait. En fait, la citadelle n'était pas vraiment son lieu de résidence. Le vagabond habitait un peu plus au nord, sous un pont, avec d'autres personnes aussi pauvres que lui. Ce pont se nommait Le pont aux Misérables. Haraar se déplaçait tous les jours pour venir jusqu'à la citadelle, où il volait les marchands pour espérer ramener quelque chose à manger.
Mais il n'y avait pas que des pauvres qui passaient par là. Il y avait de temps en temps des brigands qui volaient les provisions ou des renégats Hylien qui enlevaient une partie des miséreux pour les vendre au marché d'esclaves.
Haraar ne se souvenait même plus de ses parents. Il paraîtrait que son père aie été tué dans une bataille et sa mère n'avait pas survécu à son accouchement, dut au dénuement des miséreux.
Ils étaient arrivé Au couverts du géant, une auberge que le quatuor avait trouvé au coin d'une rue. Un panneau en bois suspendu par une épaisse chaîne rouillée leur donnaient cette information. Berthos fut le premier à passer le seuil de la porte, suivit des trois autres.
Dans la modeste auberge, quelques personnes étaient assises aux tables. Et malheureusement pour Haraar, Berthos, Ganondorf et Ozérann, c'était des gardes-dragons qui buvaient de l'hydromel. Un était au bar et essayait de séduire la tavernière. Cela se voyait, il était ivre mort et levait sa pinte à tous bout de champs en racontant ses "soi-disant" exploits à la femme. Celle-ci était replète, avait un béret vert et un tablier blanc, taché de plusieurs gouttes d'hydromel que fesait virevolter le garde.
- Tout à l'heure...Ships!...Y a quatre prisonniers qui se sont...Hips!...Echa...Hips!...Ppés de la prison d'Urigon!
Les six autres gardes l'approuvèrent en levant eux aussi leurs pintes.
Le quatuor ne c'était pas encore fait repéré, quand soudain, un dragon bondit de sa chaise, dégainât son épée et hurla:
- Ces sont eux! Ils sont là!
Il sauta au dessus de la table et les cinq autres l'imitèrent. Haraar, Berthos, Ganondorf et Ozérann sentirent leurs estomac faire un bond. Le vagabond voulu dégainer sa dague mais le Sheikah l'en empêcha d'un geste de la main.
- Non. On ne va pas se battre avec nos épées.
Les gardes continuaient de courir vers eux en hurlant des injures.
- Moi? Grrrros? Tonna Ozérann. Regarrrrde où je te le mets, ton grrrros!
Et il asséna un énorme coup de poing dans la figure du premier dragon venu.
- On va se battre naturellement! Finit Berthos.
Il bondit à son tour dans la bagarre, suivit de Ganondorf qui avait opté, lui aussi, pour la baston mains libres.
Après quelques secondes de réflexion, Haraar attrapa une chaise et la lança dans les genoux d'un garde qui menaçait d'assommer Ozérann. Il s'étala de ton son long sur le sol de la taverne.
- Merrrci pourrr le coup de main! Dit le goron.
- Mon auberge! Grinça la tavernière. Arrêtez!
- Des règlements de comptes, madame. On vous remboursera les dégâts. Dit Berthos en fessant trébucher un garde.
Haraar se débrouillait mieux les mains libres qu'avec des armes. Un coup de poing par-ci, un autre par-là. Ozérann, ce n'était pas vraiment un problème pour lui de se battre. C'est un goron, après tout. Grâce à ses gants en métal, Ganondorf étourdissait un dragon et le jetait dans le tas de gardes. C'est peut-être de là qu'à été inventé le bowling. Qui sais?
Berthos avait l'air d'être habitué à la baston, comme dans la salle des gardes de la prison d'Urigon, les dragons s'entassaient en masse devant lui.
Quelques minutes plus tard, c'était l'hécatombe dans l'auberge. Tous les gardes étaient hors-combat. Certains gémissaient de douleur ou d'autres avaient d'énormes yeux au beurre noir. Les tables étaient brisées et les chaises étaient en miettes. Haraar s'avança en titubant vers la tavernière qui n'avait pas bougé d'un pouce pendant tout la bagarre et lui dit:
- On peut avoir une chambre pour cette aube?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Lun 23 Fév 2009, 05:40

Même si personne ne poste, je continue.



Chapitre 4: le Pacte des Ombres




Le quatuor avait passé une aube douce sans le moindre problèmes, malgré
la bagarre qui avait éclaté dans l'auberge la veille. Haraar avait eu
difficile de s'endormir, vu qu'il n'était pas habitué à la lumière que
dégageait la cité et qu'il n'avait jamais dormit en interieur.



Ils se trouvaient tout les quatres devant le château, levant la
tête pour essayer d'aperçevoir les remparts où patrouillaient des
gardes.



- Le tout est d'essayer de ne pas se faire repérer. Dit Berthos.

- Pas besoin, répliqua Ganondorf, ils savent que nous sommes dans la cité.

Il épousseta son armure et dégainit son épée.

- Dans quelques heures, Mornox n'aura plus de tête.

Il fut le premier à franchir le large seuil qui les séparaient de leur ennemi.

- Vous suivez, ou pas? Dit le seigneur du mal en se retournant.

- Oui, bien sûrrrr qu'on te suis. Dit Ozérann.

Haraar était aussi pâle que du marbre. Aucun doute: il n'avait
envie que d'une chose, prendre ses jambes à son cou et filer d'ici en
vitesse!

Mais il se résigna. Si il abattait Mornox, il viverais peut-être mieux qu'avant.

Il suivit les trois autres. Sa destinée se jouait ici.

***




La salle du trône était vaste. Des pilliers en béton alongaient
encore plus l'allé qui menait au trône. Les sol était tapissé des
armoiries de l'Aube: Trois cercles blancs avec un rond noir au milieu.

- ll n'y a personne? Dit Berthos en tournant sur lui même.

Soudain, une fumée noire entoura toute la pièce, ce qui fit tousser le quatuor.

- Où êtes-vous! Entendait-on dans tous les coins.

La fumée se dissipa, fesant retrouver les esprits à Haraar, Ozérann, Berthos et Ganondorf.

Mais quelque chose avait changé. Le trône n'était plus vide. Un
créature portant une tête de lion avec la crinière tressée, des yeux
rouges sang, deux orbites vides d'émotions et couverte de cicatrices,
les toisaient.

- Il n'y a jamais personne, ici. Dit la créature d'une voix rauque.

Ganondorf hurla des injures et fonça, la lame en l'air, vers le
lion-humanoïde. Celui-ci secoua la tête d'un air incrédule et leva sa
main qui ressemblait à une patte vers le seigneur du mal. Une flamme
noire en surgit, attrapa Ganondorf par le cou et l'éjecta de l'autre
côté de la pièce.

Le seigneur du mal atteri lourdement, mais se releva avec habilité.

- Tu es Mornox? Dit Berthos d'une voix calme.

- Mais bien sûr que c'est cette saleté! Rugit Ganondrf.

La créature se leva de son trône en effleurant les accoudoirs de ses longues griffes crochues.

- Nous avons des invités surprises? Le seul problème, c'est que...

Il martela le dossier du trône frénétiquement.

- JE HAIS LES INVITES SURPRISES! ! ! Beugla t'il.

- Il est complètement fou, ce Mornox! Murmura Haraar à Ozérann.

- On fait des cachoteries? Dit le Roi de l'Aube en poitant son long index vers le vagabond.

Celui-ci gloussa.

- N'aie pas peur, tu ne me sevira pas de petit-déjeuner. Juste d'esclave à la limite...

Mornox se retourna et leva sa patte vers le sommet du château.

- J'était mort, mais je suis revenu!

- Tu était mort? Questionna Berthos.

Sa cape commençait à trembler.

- Oui, j'étais, mais quelqu'un m'a libéré sans sans rendre compte avec une simple preuve de courage...

Berthos baissa la tête.

- C'est bien de te rendre compte de tes bétises...

Les lèvres de Mornox s'étirèrent un un large sourire narquois.

- Par contre, c'est très bête de cacher ton identité...

Le Sheikah ferma les poing.

- Link. Fini le Roi de l'Aube.

Haraar, Ganondorf et Ozérann bondirent comme si ils avaient reçu une décharge électrique. Il se tournèrent vers Berthos.

- Tu...? Menteur! Cria Haraar à Mornox. Il n'est pas Link!

Le Sheikah secoua la tête.

- Non, il a raison. Je n'aurais pas dû cacher mon identité.

Il attrapa sa cape et la retira violement, révélant son visage. Il
avait des cheveux couleur or mi-long qui lui descendaient jusqu'au cou
et des yeux bleus intenses.

- Ton joug a assez duré. Dit-il.
Haraar avait dû redoubler d'efforts pour ne pas
s'évanouir. Il ne rêvait pas: c'était bien Link, celui qu'il cherchait
depuis si longtemps.

Le vagabond retraça tous les indices qui lui avaient permis de
découvrir son identité dans sa tête: l'allusion de Berthos à un seul
village en particulier ne semblait être que Toal, son village natal,
situé à la pointe sud d'Hyrule en région de Latouane. Et sa grande
connaissance en escrime? Vu son rang d'Héros élu des Déesses, cela ne
fait aucun doute sur son niveau du maniement des armes.

Haraar secoua la tête pour retrouver ses esprits et sursauta:
Mornox venait d'éclater de rire, D'un rire glacial et glauque à la
fois. Le vagabond remarqua, mais un peu trop tard, qu'un corps gisait,
agité de soubressauts, à côté du lion-humanoïde. Ozérann senti son
estomac se contracter.

- Vous n'êtes pas très forts face à la vue d'un corps ainsi mutilé. Constata Mornox. Nous allons remédier à ça immédiatement.

Il tendit sa patte vers le corps de la même façon que quand il
avait repoussé Ganondorf et la leva brusquement vers le haut. Mais rien
ne se produisit.

- Laisse-moi faire, confrère.

Une autre créature sorti de la pénombre. Elle était grande, elle
portait une sorte de long manteau noir avec des lignes vertes. Son
visage était caché par un casque allongé, presque pointu, vers le haut
où se dessinait des bosses qui avaient l'apparence d'yeux de mouches.

Link bondit comme si il avait reçu une décharge électrique.

- Non? C'est impossible. Baffouilla-t-il.

Une ricanement aïgu s'échappa du casque.

- Ho si, c'est possible. Dit la créature.

Ganondorf eut un haut-le-coeur.

-Xanto? Je te croyais mort!

Le dénommé Xanto éclata de rire.

- Je ne suis plus ton adepte, seigneur du mal. Tu n'est plus mon
dieu. Tu t'es servi de moi pour assouvir tes pulsions sadiques, pour
rien d'autre.

Il s'approcha de Mornox.

- Tandis que lui a accepté de faire équipe avec moi, nous sommes égaux niveau pouvoir!

Il tendit sa main à son tour vers le corps maintenant sans vie,
murmura des paroles inaudibles, sûrement des formules magiques. Haraar
pâlit. A la place du corps se tenait maintenant une créature noire. Sa
tête était aplatie et ne contenait ni nez, ni bouche, ni yeux, ni
oreilles. Seulement plusieurs cercles noirs qui se voyaient avec leur
relief.

Link senti la colère monter en lui. Il dégaina son épée - l'épée de Toal- et menaça Xanto.

- Je t'interdis de recommencer avec le Crépuscule! Rugit il.

Mornox secoua la tête.

-Mon pauvre Link, sache que nous nous sommes alliés et qu'il ne
s'agissait pas de sa décision seule! J'ai ma part de responsabilités.
L'Aube et le Crépuscule, enfin réunis malgré leur opposés! Tu ne
pourras rien faire, Ganondorf. Non, rien pour briser le Pacte des
Ombres!

Le seigneur du mal grimaça. Mornox avait raison, personne ne peut briser le Pacte.

- Bien, les explications ont été faites. Maintenant, GARDES! Mettez-les au cachot!

Quatre gardes-dragons surgirent, immobilisèrent le quatuor et les emmenèrent de force dans les oubliettes.

Mornox fronça les sourcils.

- Tu penses à ce que je pense? Dit il

Xanto approuva d'un signe de tête.

- Ils sont parfaits, mais il leur faudrait une surveillance.

- Hirdùs sera à la hauteur. Dis-lui qu'il devra faire attention à Link et au vagabond. Ils sont armés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Lun 16 Mar 2009, 10:11

Chapitre 5: La requête de Mornox



Il fesait glacial dans les cachots car l'humidité était encore plus présente que dans la prison d'Urigon.
Ganondorf s'était installé au fond de la pièce pour être le plus loin de Link qui regardait de gauche à droite à travers les barreaux. Haraar jurait toutes deux minutes sur le froid ou sur Mornox et Xanto. Ozérann s'était retiré dans un coin. Il s'était emmitouflé dans sa cape en grelotant. Soudain, un bruit de pas se fit entendre. Haraar leva brusquement la tête. C'était Mornox, seul. Le vagabond remarqua qu'il avait un vautour posé sur son épaule. Ganondorf bondit sur les barreaux avec la force d'un éléphant et hurla:
- Que veux-tu?
Et à la surprise générale, le vautour n'avait pas bougé d'un pouce, ni levé les yeux sur lui.
- Il est intelligent, non? Dit Mornox en souriant. C'est une brave bête.
Il caressa la créature, mais celle-ci se dégagea d'un coup d'ailes.
- Je ne suis pas ton animal de compagnie! Dit l'oiseau en s'envolant de l'autre côté du cachot.
- Ho, mais tu es mon plus fidèle guerrier. Dit le lion-humanoïde.
Le vautour pencha la tête vers son maître, se posa à côté de lui, se transforma et prit une forme humaine. Il était grand, jaune comme un citron, une longue cicatrice éffilée lui traversait l'oeil droit et il avait des petits yeux noirs fuyants, en amande.
- Je vous présente Hirdùs. Dit fièrement Mornox.
- Et? Grommella Haraar.
- Il a une proposition à vous faire. Siffla Hirdùs.
- En effet. Continua Mornox. Connaissez-vous Excalibur?
Link éclata de rire.
- Bien sûr! Tout le monde connait Excalibur!
Mais les yeux ronds de ses camarades fixés sur lui le fit changer d'avis.
- Eux, ils ne connaissent pas. S'enquit il.
- Excalibur est une épée de légende. Dit Mornox. Elle est enfoncée dans une pierre dans le sanctuaire de la forêt. Je vous demande d'aller me la chercher.
Link pâlit ainsi que les autres.
- Allons! Vous serez libres si vous faites ça!
- Comment peut-on avoir votre parole? Dit Haraar, méfiant.
- Vous êtes sous ma protection. Dit Mornox en désignant Hirdùs.
- Très bien. Maugréa Ganondorf. Par où doit-on aller pour trouver cette fichue épée?
- Vous devrez obligatoirement passer par la plaine d'Hyrule pour rejoindre le Pont aux Misérables.
Haraar avait eu l'impression qu'il avait reçu une poutre dans le ventre. Il allait devoir retourner là-bas? Sur ce pont mal-famé?
- Et de là, revenir par Toal et par la forêt de Firone. Finit le lion-humanoïde.
Là, Link était devenu totalement blanc.
- Quoi? Questionna Mornox. Il y a un problème avec Toal?
- Non, rien du tout...
Le lion leur touna le dos.
- Ces conditions remplies, vous serez libres.


Chapitre 6: le Pont aux Misérables



Ils partirent très tôt, lorsque les nuages gris foncé du début de l'Aube s'annonçaient. Mornox avait prêté au quatuor des chevaux pour leurs péripéties à travers Hyrule. Il vaut mieux savoir déguerpir le plus vite possible lors d'assauts de bulblins.
Haraar se laissait bercer par les foulées de son destrier tandis que Ganondorf était loin devant, au grand galop. Ozérann avait refusé l'offre du roi de l'Aube et avait opté pour la roulade. Les gorons sont spécialistes en la matière. Link n'était même pas au galop, il marchait tranquillement, la tête baissée. Il se rendait bien compte qu'il n'aurait pas dû cacher son identité à ses compagnons. Même le vagabond, étreint d'admiration pour lui, cherchait maintenant à l'éviter. Ganondorf tournait autour des arbres à une vitesse telle que le quadrupède qu'il avait sous lui avait du mal à le suivre. Link prit un petit trop pour rejoindre Haraar, maintenant à l'arrêt.
- Je suis désolé, murmura t'il, je n'aurai pas dû me faire passer pour quelqu'un que je ne suis pas.
Haraar fronça les sourcils.
- Hum... Dit le vagabond.
Ils rejoingnirent bientôt la plaine d'Hyrule qui était, pour Ganondorf et Ozérann, une plaine de jeu immense. Sans plus attendre, le seigneur du mal lança son destrier à la poursuite du goron. Et ils tournèrent ainsi quelques minutes, jusqu'à ce que Link lève la voix:
- Il faut aller par le Pont de Misérables, n'oubliez pas.
Ozérann s'arrêta un instant, s'étira en baillant et se massa le torse.
- Ne t'inquiète pas, l'ami. On est bientôt arrivés. Tu ne veux pas passer par Toal?
Link le foudroya du regard et partit au galop, suivi de ses compagnons.
* * *


L'Aube n'avait pas touché cette partie d'Hyrule. L'humidité et le froid qui s'échappaient du pont en fesait un endroit sinistre et lugubre, car la nuit était tombée, transformant le souffle glacial en vapeur qui générait du brouillard. L'endroit était complètement désert. Hirdùs, le fidèle de Mornox qui s'était fait très discret en survolant la plaine, prit la parole:
- Nous dormirons ici, siffla t'il, nous serons en sécurité.
- Vous rigolez? Se plaignit Haraar. Ici, des voleurs et des rénégats hylien sèment la panique!
- Justement, vous êtes protégés. C'est l'endroit où les truands sont les moins endurants. Ils viennent souvent de loin et sont épuisés dès qu'il arrivent ici. Il suffit simplement de sortir son épée au bon moment et...
Hirdùs trancha en deux le sac de provisions que le quatuor avait apporté.
- Vous avez eu la démonstration de se qu'il fallait faire en cas d'urgence. Dit il en rangeant son cimeterre.
Soudain, des pas se firent entendre et trois personnes surgirent hors de portée du brouillard. Bizarrement, elles s'inclinèrent devant les cinq compagnons.
- Je suis Ulbac, dit le premier, un grand homme aux cheveux roux et aux yeux bleus.
Et il se redressa.
- Je suis Baldac, dit le second, un paysan de taille moyenne aux cheveux blonds et aux yeux noirs.
Et il se redressa.
- Je me nomme Rasdac, dit le dernier, un serf vu ses habits, ses cheveux noirs bouclés et ses yeux verts scintillants.
Et il se redressa.
- Dites, c'est pas bientôt fini, ce manège? Rugit Hirdùs.
Les trois eurent un geste de recul.
- Ho, ne vous fâchez pas, messire, dit Rasdac, nous ne sommes que d'humbles paysans.
- Vous êtes frères, ou je me trompe? Ironisa Haraar.
- Tiens, qui voilà! S'exclama Ulbac. Haraar est de retour! On te croyait mort, avec le froid et la neige de ces derniers temps.
- Attends, la neige, ça lui a ramonné les sinus, ces quelques jours sans nourriture et dans la tempête! Ricana Baldac.
Ganondorf, Link, Ozérann et Hirdùs se tournèrent vers le vagabond.
- Vous... Vous vous connaissez? Questionna Link en regardant succèssivement les frères et Haraar.
- Si on se connait? Dit Rasdac. Nous étions des "amis" à monsieur!
- Ha oui? Fulmina le vagabond. Vous étiez toujours servi par moi quand je rammenait de la nourriture de la citadelle!
- C'est bien se qu'on disait, tu étais un ami! Récapitula Baldac.
Haraar se résigna à leur arranger le portrait, vu que Hirdùs irait tout dire à Mornox.
- Tenez, prenez un peu de nos provisions pour nous laisser tranquilles. Dit le fidèle du roi de l'Aube.
Les trois frères ne se firent pas prier. Il se ruèrent sur le sac. Très mauvaise idée. Hirdùs leur asséna un coup de poing bien placé dans la figure. Ils se retrouvaient maintenant tous les trois par terre, la tête dans les mains en gémissant. L'homme-vautour s'accroupi à côté d'Ulbac et lui murmura:
- Filez. Je ne veux plus vous voir roder par ici.
Ulbac leva des yeux suppliants vers lui, mais rien n'y fit. Il se contenta de recevoir un coup de pied, cette fois-ci. Après quelques minutes, les trois frères avaient déguerpi, laissant le calme revenir sur le pont. Mais ce calme fut de très courte durée car, surgissant fièrement du brouillard à leur tour, apparu deux soldats hylien sur leurs montures royales.
- ... Alors, je l'ai attrapé par le cou et je lui écrasé sa face sur le mur! Tu aurais dû voir ça, Attahor, c'était du pur spectacle!
- Je n'aurai pas raté ça si le roi ne m'avais pas convoqué, Sattur! Les choses ne se passent pas comme elles devraient l'être!
Il s'arrêtèrent devant les cinq compagnons et les lèvres de celui qui semblait être Attahor s'étirèrent en un large sourire.
- Ho, regarde, de la marchandise toute fraîche!
Haraar lui lança un regard noir. Ces hommes, si ils ne se défendaient pas, les vendraient au marché aux esclaves de la citadelle. Cette idée fulgurante traversa l'esprit de Ganondorf qui se rua sur les soldats. Mais un coup de garde de l'épée de Sattur l'empêcha de réaliser son double assassinat. Blessé, le seigneur du mal s'éffondra à genoux devant les rénégats qui éclatèrent de rire.
- Celui-là est bon pour le chef de l'école d'escrime! Tu as vu son épée? Dit Attahor.
Sattur acquiesa lentement, ne quittant pas des yeux Link.
- Hum... Celui-ci m'a l'air en pleine forme, tu devrais le faire livrer aux ministres, ils seront ravi d'avoir ce dur à cuire dans leurs rangs.
Link lui lança un regard emplit de haine. Les deux rénégats descendirent de leurs montures, de longs filets à la main.
Non, cette aventure ne se terminera pas maintenant! C'est hors de question!
Haraar sortit son épée et se rua sur les soldats, désarmés et surpris. Hirdùs l'imita à son tour ainsi que Ganondorf, Link et Ozérann. Les coups fusèrent de partout et bientôt les deux rénégats s'écroulèrent, assommés. Les cinq compagnons les cachèrent sous le pont, pour être sûr que le lendemain, ils ne retrouveraient pas leurs traces, malgré les protestations de Ganondorf et d'Hirdùs qui voulaient absolument les tuer.
Ils se couchèrent enfin, tranquilles pour la nuit, maintenant que les brigands ne passèrent plus par là qu'au lever du jour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Midgard Genesis
Explorateur(trice)
Explorateur(trice)
avatar

Féminin
Nombre de messages : 113
Age : 21
Localisation : In the Perfect Element
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   Sam 02 Mai 2009, 08:04

Chapitre 7 : Toal

- Non ! Tu peux toujours rêver, je n'entrerai jamais là ! Je vais me faire tuer ! Beugla Link.
- Mais oui, mais oui... Et reste poli, tu veux ! Récapitulons : nous sommes d'humbles voyageurs qui cherchent un endroit où passer la nuit ! Répondit Ganondorf.
- Je vais me faire tuer...
Les cinq compagnons se trouvaient juste devant l'entrée du village de Toal. Après avoir passé une nuit calme, ils avaient soigneusement effacé leurs traces pour que Attahor et Sattur ne les retrouvent pas. Ils s'étaient ensuite dirigés vers Toal pour s'arrêter un peu, vu le long voyage qu'ils avaient accompli du Pont aux Misérables jusqu'au village. Seulement, Link semblait véritablement troublé de s'arrêter à cet endroit.
- Mais c'est pas vrai ! S'enquit Haraar. Je ne vois pas ce qu'il a de si spécial, ce village !
- Dès qu'ils vont me voir, ils vont me tuer, tout ce que tu veux ! Répliqua Link.
- Mais pourquoi ?
- Parce que je suis parti...
Ozérann et Ganondorf se dévisagèrent : eux seuls savaient que le héros avait quitté l'endroit pour repartir autre part... Le vagabond lui lança un regard noir et entra dans le village, suivi de Link qui n'en avait pas très envie...
* * *



Ils débouchèrent dans le village, où la nuit était tombée. Le héros claquait légerement des dents et Haraar, l'ayant remarqué, lui donna un coup de coude dans les côtes.
- Tais-toi ! Murmura t'il.
Mais ils firent à peine un pas qu'un homme assez fort, muni d'une moustache mais chauve déambula vers les cinq compagnons. Link pâlit.
- Bonsoir, dit l'homme, je peux vous aidez ?
- Heu, nous cherchons un endroit où passer la nuit, nous ne sommes que d'humbles voyageurs cherchant un endroit où se reposer après une longue journée de marche. Répondit Haraar.
- Tiens ! Qui voilà ! S'exclama l'homme en regardant Link avec de grands yeux.
- Hé hé, coucou Bodhan... dit-il en devenant encore plus blanc.
Le dénommé Bodhan croisa les bras.
- Où étais-tu passé ? On croyait que tu étais parti pour toujours, et te voilà revenu ! Si Iria te voyait, tu aurais intérêt à te cacher le plus vite possible...
- Bien sûr, mais elle dort, je ne risque rien... Répondit Link.
Haraar s'approcha, suivit de Ganondorf, Ozérann et Hirdùs.
- Je ne voudrai pas être indiscret, dit Haraar en s'incrustant, mais est-ce qu'on peut se joindre à la conversation ? Mais sinon, on vous laisse tranquilles si c'est une réunion de famille...
- Non, simplement des réglements de comptes. Répondit Bodhan.
Link leva les yeux au ciel. Il aurait aimé avoir gardé sa cape et son identité du nom de Berthos à ce moment-là.
- Et sinon, elle va bien ? Dit-il à l'improviste.
- Elle s'ennuie sans toi. Tu lui manques terriblement. Répondit Bodhan en secouant la tête d'un air incrédule.
- Ha bon...
Il se tourna vers ses compagnons en les suppliant du regard de l'aider à trouver autre chose pour occuper Bodhan qui commançait à fulminer. C'est Haraar qui fit le premier pas :
- Y a t'il beaucoup d'habitants dans votre village ? Demanda t'il.
Link souffla.
- Ho non ! Ce n'est pas un endroit fort fréquenté, même si Toal est le seul village d'Hyrule avec Cocorico, qui lui est un peu plus grand. Dit Bodhan, apparement fiert qu'on s'intéresse ainsi à son village.
Link murmura un rapide "merci" à Haraar qui lui rendit un sourire. Mais leur complicité allait être de courte durée. En effet, quelque secondes plus tard sorti de la dernière maison du village une jeune fille. Elle devait avoir dix-sept ans à vu d'oeil. Elle était blonde avec une drôle de coiffure, car ses cheveux se rejoingnaient derrière pour former une sorte de pointe à son extrémité et elle avait les yeux verts. La jeune fille se dirigea d'un pas assuré vers Link et ses compagnons. Le premier était blême tandis que Haraar la regardait avec des yeux ronds. Elle s'arrêta net devant Link qui balbutia inintelligement des mots d'excuses entre ses dents.
- Je peux savoir ce que tu fais ici ? Dit-elle en le foudroyant du regard.
- Salut Iria. Bredouilla Link.
- Tu ne réponds pas à ma question. S'enquit-elle.
- J'aimerai passer la nuit ici, car nous sommes, mes amis et moi, en mission.
Hirdùs jura sur le fait que Link avait dit "amis" mais se retint d'en dire plus. Il se transforma en vautour sous les regards ébahis de Bodhan et Iria.
- Ce n'est rien, il est très succeptible. Dit Link en enlevant la poussière qui couvrait la garde de son épée depuis le temps qu'il ne l'avait plus utilisée. Hirdùs avait l'air d'avoir compris la remarque du héros et s'envola vers l'arbre le plus proche en battant frénétiquement des ailes.
Haraar avait toujours ses yeux ronds fixés sur la jeune fille. Link le remarqua de suite, le foudroya du regard et lui donna un violent coup de coude. Le vagabond émit un petit gémissement.
- Quoi ? Murmura t'il.
Le héros lui lança le même regard méchant. Apparement, il ne supportait pas qu'on regarde son amie d'enfance d'un peu trop près...
Ganondorf et Ozérann réussirent à ne pas prendre un fou rire en plaquant leurs mains sur leurs bouches en imitant une exclamation. Link brisa le silence qui s'était installé :
- Tu ne dormais pas ? Dit-il à Iria qui semblait un peu calmée, bien qu'il était difficile d'y arriver.
- Non. Répondit elle. J'étais endormie mais le feu s'était éteint. C'est le froid qui m'a réveillé.
- Ha bon... Au fait... Dit Link.
Il baissa la tête.
- Je suis content de te revoir.
Iria lui sourit.
- Moi aussi. Répondit-elle. Même si tu avais l'air de ne pas avoir apprécier la façon dont je t'ai abordé.
Haraa sentit la colère monter en lui.
- Et moi, de vous connaître. Dit le vagabond en foudroyant Link du regard.
- Enchanté. Dit Iria en regardant ailleurs.
Link lança à Haraar un regard malicieux. Les deux compagnons étaient sous le point de commencer une crise de jalousie.
- Très bien. Dit le vagabond.
Il coupa la conversation et alla s'installer plus loin, caché des autres.
- Vous n'allez pas commencer ? Dit Iria.
- Il est jaloux, c'est tout. Il faut simplement le laisser seul.
Bodhan regarda Link d'un air grave.
- Je pourrai te parler après ? Dit-il.
- Bien sûr. Répondit le héros d'un air interrogateur.
Hirdùs, toujours perché sur son arbre regardait la scène d'un air mélancolique.

Chapitre 8 : La légende d'Akenmenmon

Link et Bodhan s'assirent près du feu éteint qui avait réveillé Iria quelques minutes plus tôt.
- Ecoute bien, dit Bodhan d'un air grave. Tu sais comme moi que Hyrule est en proie au joug terrible de Mornox.
Le héros ne répondit rien.
- Brmmm... Je suppose que ça, tu le savais déjà. Seulement, je dois t'apprendre qu'une énorme bataille se prépare et qu'elle mettra au combat tout Hyrule: hommes, hyliens, gorons, zoras et j'en passe.
Link blémit.
- Une bataille ? Questionna t'il.
- En effet, la plus grande que le royaume ait jamais connu.
Haraar déboula soudain dans la maison. Il remarque vite qu'il n'avait rien à faire là et fit un sourire forcé à Bodhan.
- Désolé, je venais juste demander où on pouvait dormir. Dit il.
L'homme haussa les épaules.
- Dehors, pardi ! Où voulez-vous que je vous installe ? Répondit celui-ci, comme si c'était une évidence.
Haraar pâlit et sorti de la maison sans un mot.
- Bon, tu disais ? Reprit Link la mine grave.
Il ne se doutait pas que le vagabond écoutait à la porte.
- Pour gagner une telle bataille, il faudrait d'énormes créatures ! Continua Bodhan.
- Comme... Des dragons. Dit le héros dans un souffle.
- Oui, c'est ça, des dragons ! Approuva le premier. Ces créature sont capables de déssimer une armée entière, même si il faut qu'ils soient plusieurs.
- Que dois-je faire pour trouver des dragons ? Demanda Link.
Derrière la porte, Haraar fesait des yeux de plus en plus grand.
Bodhan se leva, tourna un instant dans la pièce et ralluma le feu. Une chaleur agréable parcourait maintenant la maison.
- Connais-tu Akenmenmon, le général aux mille et un dragons ? Dit ce dernière en considérant les flammes.
Link lui lança un regard interrogateur. Même Haraar, caché derrière la porte, ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait.
- Akenmenmon fut général des gardes du château d'Hyrule.
- Fut ?
- Il est mort, mais il est revenu sous forme de spectre, ce qui est rare.
Le vagabond se grattait la tête. Bien qu'il aie entendu parler de spectres lors de ses périphéties, il n'avait jamais sû en voir en vrai.
- Il était connu, poursuiva Bodhan, pour ses manières d'employer, au-delà de la citadelle, des dragons pour patrouiller dans les plaines. Un jour, les paysans en eurent vraiment marre d'accueillir ces bêtes dans leurs champs pour les nourrir. Ils tuèrent donc, sans le savoir, le dragon favori d'Akenmenmon, Toria.
- Toria, c'est un joli nom. Souffla Haraar en regardant toujours dans la serrure.
- Pris d'un accès de rage, le général donna l'orde en secret d'assassiner les paysan qui avaient donner la mort à sa dragonne.
- C'est normal, j'aurai réagi de la même façon. La vengeance est parfois la seule manière d'équilibrer les choses. Dit Link.
- Malheureusement pour lui, continua Bodhan, il fut démasqué et assigné à la cour d'assise d'Hyrule, devant le grand juge de l'époque, Iworeptus III. Il fut condamné à la guillotine et sa descendance, marquée au fer rouge, fut bannie de la région.
- Vraiment pas de chance. Dit Link, pris dans l'histoire. Mais je ne vois pas comment faire pour persuader un spectre charmeur de dragons de nous aider dans une bataille ! Où est-t-il, d'abors ?
Haraar avait pâlit. Les araignées géantes, les cobras, les bulblins, tout ce qu'il voulais, mais les dragons, c'est le comble ! Il n'avait jamais réussi à apprécier ces créatures volants, même si elles donneront peut-être une aide précieuse dans la bataille.
- Il aime se balader dans le sanctuaire de la forêt. Fini Bodhan en se frottant les mains près du feu.
Quand Haraar vit que Bodhan et Link allaient sortir de lamaison, il courut rejoindre Ganondorf et Ozérann. Il leur raconta l'éventuelle bataille et conta la légende dans des temps records.
- Des dragons, dis-tu ? Dit ganondorf, pensif. C'est bizzarre, car le dernier a été tué par Link il y plus de cinq ans ! C'était Pyrodactilus.
- Mais leur chef est le plus important, répondit Haraar.
Le seineur du mal s'assit sur une vieille souche d'arbre et posa ses mains sous son menton, songeur.
- Ils ont dit que Akenmenmon était un spectre, continua le vagabond en regardant de gauche à droite.
- J'aime pas les spectres, dit Ozérann.
- Le pire, c'est que je n'ai jamais participé à une bataille, et ça risque de tourner à la boucherie pour moi, vu que mon plus fidèle destrier est mort à l'époque où je me querellait encore avec Link. Grommella le seigneur du mal.
Link et Bodhan sortirent de la maison. Ils se murmurairent encore quelques mots puis se quittèrent.
- Pour la nuit, c'est arrangé : nous passerons la nuit tous les quatre dans le moulin, il y a beaucoup de place. Dit Link.
Hirdùs, toujours en vautour, le foudroya du regard du haut de sont arbre.
- Heu... Tous les cinq, je veux dire...
L'oiseau-hylien leva la tête d'un air dédaigneux puis s'envola vers les branches basses d'un vieux chêne. On entendit alors une chouette hululer dans les confins de la forêt et bramer un cerf dans la paix du soir.
- C'est ça que j'aime, dans ce village, c'est la paix. Dit Link en souriant à Hirdùs à travers les branchages.
Haraar secoua discrètement la tête. Il savait qu'il y avait quelque chose ici qu'il aimait plus que la paix.
- Nous partirons tôt, demain, je propose que nous allions nous coucher. Dit le Héros en dévisageant Haraar.
Il avait compris à qui il pensait : Iria.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://astrounzeldatp.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La cité de l'Aube [La fic de link_anD_ilia !]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La cité des Voleurs
» Une aube funeste ...
» La mythique cité d'Avalon
» Cité état de Talabheim
» La milice, et l'Aube Ecarlate.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum de Zelda :: Fan :: Fan fic-
Sauter vers: