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 Fic: La boussole des Esprits

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nureck
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MessageSujet: Fic: La boussole des Esprits   Sam 25 Avr 2009, 10:59

Voila, je viens donc vous présenter ma première fiction : "La Boussole des Esprits" ( Quel nom bidon mystérieux... santa )

Avant toute chose, je vous propose de jeter un coup d'oeil au résumé:

"Dans un avenir inconnu, nos héros retrouvent Hyrule plongé dans le chaos. Les Gerudos, une organisation inconnue, sèment la terreur dans tout le royaume..."

Et voici maintenant la " Boussole des Esprits", j'espère que cela vous plaira Smile

Chapitre 1 : 5 Allée des Fées


Village Kokiri, Hy 256.

Le village était calme. Bâtit en pleine forêt, les demeures avaient été construites dans des arbres gigantesques. Dans les rues, pas un seul bruit, c’était autre chose quelques mètres plus loin qui préoccupait les habitants.
- Mes chers enfants, vous qui depuis si longtemps occupez ce village, vous, peuple auquel appartenait le Héros, moi, Hester, chef de notre fier village, déclare ouverte un étroite collaboration avec les Gerudos, pour le bien de tous, dit Hester
Cette décision, comme je le dis, sera bénéfique pour l’ensemble du royaume: ainsi pourront nous arrêter ces hommes qui ravages nos contrées, ainsi pourront nous libérer nos prisonniers, ces fiers kokiris qui ont tenté l’impossible. Et je dis bien l’impossible, car il paraît fort peu probable que nous puissions gagner ce combat, ajouta-t-il.
- Quoi!? C’est quoi ces conneries? cria un kokiri pendant que le chef parlait encore.
- Silence, silence! Je vous prie! Repris Hester , écoutez jusqu’à la fin! Notre peuple, disais-je, est sur une voie de…
- Bon, moi je m’en vais! S’exclama le même kokiri, un chef collaborateur, est puis quoi encore? On sait même pas qui c’est ces Gerudos là… Vous venez?
- Ouais, ouais, barre toi le sans fée! Dirent les autres enfants d’un ton amer.
Link, déçu, s’en alla encore une fois seul vers le 5 allée des Fées.
La maison du jeune homme était construite, comme toutes les autres maisons, dans un de ces arbres énormes dépassant la taille d’un séquoia.
- Sans fée, sans fée, pensa-t-il, qu’est-ce que j’y peux moi…

Quelques mètres plus loin, aux porte du village, la souche, comme l’appelait les kokiris, retentit une voix.
- Voici donc le village kokiri…Vite, le temps presse! pensa-t-elle.
La chose ce dissimula dans le tronc en émettant un bruit sourd, comme un bourdonnement d’abeille.
Elle pénétra dans le village, pendant que tous les kokiris étaient occupés au rassemblement, et se faufila entre arbres, maisons et clôtures.
-Link…Link… ou est tu?
Après quelques minutes de recherches, elle aperçu le jeune homme devant une petite porte.
-C’est lui, c’est sur, l’aura ne trompe pas.
Link était en train de rejoindre sa maison d’un pas lent et entendit un bruit, une sorte de bourdonnement derrière lui.
- Qui est là? Dit-il en se retournant
- Esprit en toi? Demanda la voix.
- En effet! Répondit Link.
Il sursauta d’étonnement.
«Quoi? Pourquoi j’ai dit ça? Qui êtes vous? Montrez vous!! Cria-t-il.
Link se retourna dans tous les sens, cherchant désespérément un moindre mouvement.
- C’est bon, c’était juste pour vérifier que c'était bien toi.
- Quoi?! Mais ou êtes vous? Répéta Link
- Tu ne me vois pas? ça, c’était pas prévu…Bon écoute, pas le temps de t’expliquer. Link, Hyrule est en danger, et ce n’est pas avec votre chef complètement fou qu’on va s’en sortir… ajouta la voix.
-Mais je ne comprend pas! Qui êtes vous? Ou êtes vous? Pourquoi j’ai parlé sans même m’en rendre compte? Questionna Link
-Des questions, des questions… Tait toi et suis moi! »
L’enfant commença a s’impatienter:
-Et qu’est-ce qui me dit que je peut vous faire confiance? J’entend un bruit bizarre et soudain une voix m’interpelle en me disant de la suivre!
Link ferma les yeux et pensa:
Ce n’est qu’un rêve, allez réveille toi! Les absurdités du chef et cette étrange voix n’auront été qu’un mauvais cauchemar.
Il rouvrit les yeux, toujours situé au même endroit.
-Je savais bien que ce n’était que mon imagination.
-Bon, as-tu finis de roupiller? On peut y aller maintenant?
Link sursauta et regarda autour de lui.
-Reste calme, reste calme, ce n’est qu’une hallucination.
-Je ne suis pas une hallucination! beugla la voix.
-Je vais calmement rentrer chez moi, et tout redeviendra comme auparavant.
-Aussi têtu que lui! Bon, écoute moi le petit moucheron vert, veut tu vraiment voir ton village bruler sous la flamme des Gerudos? Ecoute simplement ton cœur, et tu sauras que tu peut me faire confiance.
Link ressenti soudain une agréable chaleur, accompagnée d’une petite voie lui disant: « c’est bon, vas-y ». Il parut quelques secondes surpris.
-Quelle est cette voix?, pensa-t-il, c’est la première fois que je l’entend!
Il regarda ensuite sa maison en fronçant les sourcils.
-De toute façon, les autres enfants m’ignorent, quitte a quitter cet enfer, je peut toujours essayer, se dit Link.
C’est alors qu’il décida de suivre cette mystérieuse créature.
- Bon, puisque tu ne me vois pas, suis moi au son que j’émet! chuchota la voix.
Link entendit le bourdonnement s’éloigner, et tenta maladroitement de le suivre .
-C’est quoi cette histoire, pensa-t-il, d’abord le chef, puis cette voix, et maintenant Hyrule en danger! Hester avait l’air au courant, il nous l’auraient dit… »
Hester, le chef du village, était le seul adulte de la tribu Kokiri. C’était un homme âgé, gros et portant un bonnet vert trop petit pour lui, quelques cheveux gris dépassant du chapeau. La tradition kokiri voulait que, chaque hy, les kokiris élieraient un représentant majeur pour qu’il gouverne leur peuple. Les kokiris restent la plus part de leurs vie enfant, et quand arrive leur maturité, on admet qu’ils ont assez d’expérience pour gouverner le village. Les autres êtres matures non-élus doivent quitter le village, et voler de leurs propres ailes.
Hester avait gagné la confiance du village le jour ou il était revenu de l’extérieur, contant ses innombrables aventures. Les enfants ébahit par ses histoires avaient décidé de l’élire. Tout le monde avait voté pour lui, sauf un seul: Link.
« Vous ne voyez pas qu’il nous raconte des sottises? Ce n’est qu’un affabulateur!
-Eh, le sans-fée, comment tu pourrais le savoir? T’a jamais été dehors. Lui, il en a de l’expérience, alors barre toi.
Link reparti encore et toujours vaincu chez lui.
Depuis ce jour là, Hester avait été élu chef des Kokiris.

L’étrange voix et Link continuait toujours d’avancer, jusqu’au moment ou le bourdonnement s’arrêta devant l’entrée des bois perdus.
- Quoi? Tu veut aller là dedans? Tu veut sortir du village? vociféra Link.
-On ne va pas sauver Hyrule en restant ici! Non?
-On doit sauver Hyrule maintenant? Tu es au courant que sa grouille de monstres au dehors? Aucun kokiri n’a le droit de sortir avant sa maturité, jamais!
- Ou est passé ton courage? Link, c’est ta destinée.
- Ma destinée? Mais je n’est pas de destinée! Je ne suis qu’un sans-fée… dit-il en repensant au discours d’Hester
- Hé bien, réjouis-toi, il se trouve que j’en suis une.
- Tu es une fée? Une fée invisible! Fais moi rire! se moqua Link
- Je t’expliquerais plus tard, pour l’instant, je ne peut t’offrir que ma parole. Il faut y aller, tu es prêt désormais?
Link hésita quelques instants.
Sortir du village, se dit-il, ce n’est peut être pas si terrible que ça. On dit qu’il y a des monstres juste pour nous faire peur.
Il décida d’avancer en direction de l’entrée des bois perdus.

Chapitre 2 : Les bois perdus

Link et la fée avançaient fébrilement. La forêt interdite, connue sous le nom de bois perdus, était la seule sortie accessible du village.
On raconte qu’autrefois, elle aurait été une magnifique forêt, regorgeant de vie à chaque recoin. Gnomes, esprits sylvestres et kokiris y cohabitaient en paix, mais c’était le domaine d’une seule espèce, les fées.
Elles peuplaient toute la forêt, on en trouvait dans les arbres, les troncs, les souches, les buissons. C’était leur habitat.
A chaque nouvelle naissance, les parents de l’enfant venait chercher une fée pour la lier à son esprit. Il est dit dans le contrat qu’elle doit veiller sur lui et l’aider jusqu’à sa maturité.
Selon la légende, un jour de naissance, un vil être aurait mis feu à cette forêt enchantée, et avant même que les kokiris purent réagir, il n’aurait resté qu’une masse épaisse d’arbres sinistres et dépouillé de leur vie. On n’eut plus jamais trouvé de fées.

Les deux compagnons continuait toujours d’avancer dans la forêt interdite. Sur leur droite se situait de vastes allées d’arbres entièrement noirs. De grands corbeaux étaient perchés en haut des troncs et les regardaient d’un air méprisant.
-Je…je ne suis pas trop rassuré, nous n’avons pas l’habitude de pénétrer ici…chuchota Link.
- Je suis entrée par ici, il n’y a aucun risque, répliqua la fée d’un ton catégorique.
- Le problème n’est pas d’entrer dans la forêt, mais d’en…
Soudain, le jeune homme et la fée arrivèrent devant trois énormes tronc percés au centre, juste l’espace pour y entrer accroupi.
-Je…je suis venue par la droite, dit la voix, allons-y!
Link sembla percevoir en elle une légère inquiétude. Le bourdonnement pénétra dans le tronc et il fut contraint de le suivre. Une fois sortit des ténèbres, la mystérieuse voix l’interpella.
-Link, dit moi, ne t’inquiète surtout pas, lui dit-elle, mais il me semble, ou alors ce n’est que moi, que nous venons d’ici.
Devant-eux se dressait les trois même tronc que tout à l’heure.
- La forêt est maudite, bon-sang, cria t-il, pourquoi nous est-elle interdite à ton avis? Le dernier kokiri qui y est entré n’en est jamais revenu,
- Ne paniquons pas, il nous suffit d’essayer l’entrée de gauche, proposa-t-elle.
Ils avancèrent tous les deux vers le tronc de gauche et pénétrèrent dans les ténèbres. Une fois ressortis, les trois mêmes troncs se présentaient devant-eux.
- Alors là, ce n’est pas normal, s'inquiéta t'elle, pas normal du tout!
- Essayons tout droit.
Link commençait a ressentir une vive angoisse en s’engouffrant dans le tronc et les pensées se bousculèrent dans sa tête.
- Nous n’allons jamais ressortir d’ici,se dit-il, je le savais, je le savais! Elle me demande de sortir du village sans même avoir prévu quelque chose!
Il continua de bougonner tout le long du chemin, et, une fois sorti, encore trois tronc identiques. Link remarqua cependant
quelque chose: à l’angle gauche se dressait une petite souche d’arbre. Il se pressa de confier sa découverte à la fée qui en déduit qu’ils avaient enfin changé de lieu.
- Il ne reste plus qu’à essayer tout les chemins, dit-elle joyeusement, nous trouveront bien à un moment la sortie!
- L’ennui, c’est que nous ne savons pas combien de fois devrons nous encore répéter cette opération! Je ne veut pas finir mes jours ici, moi… tu com…
Une étrange musique l’arrêta: elle était douce, agréable a l’oreille, et semblait être jouée a la flûte. Link parût étonné, il lui semblait déjà l'avoir entendue quelque part. Il chercha dans ses souvenirs mais ne trouva rien qui correspondait à celle-ci. Tout à coup, la musique s’arrêta, et le kokiri entendit un bruit derrière lui.
-Tiens, tiens, tiens, un humain, ici? dit la voix qui semblait être en mouvement. Oh oh! Voila qui est intéressant!
- Qui a parlé?! cria Link.
-Je n’ai plus vu personne ici depuis fort longtemps. Ah! Il y aussi cette étrange fée il y a quelques secondes, oui, une fée…
-Quelques secondes, pensa t'elle, je suis venue ici il y a au moins un quart d’heure!
-Qui à parlé?répéta Link.
-Mais voyons, continua la voix d’enfant, moi bien sur!
En un éclair, une silhouette était apparue sur la souche d’arbre.
- Ouaah!!! Mais comment, mais, mais, je vois à travers vous! sursauta Link.
- A travers moi? Oh, tiens, je suis transparent? Je ne m’en étais pas aperçu, dit la voix.
Link observa attentivement le garçon. La créature perchée sur le tronc ressemblait à un squelette qu’on aurait recouvert de feuilles de toutes les couleurs. Il était coiffé d’un chapeau fabriqué avec des écorces noires et tenait fermement à la main une flûte en bois.
- C’était il y a si longtemps, continua le garçon, les copains ne croyait pas que je n’avais pas peur d’entrer dans cette forêt. Ah! Il avaient tort! Mais bizarrement, une fois entré dans un étrange tronc, je n’ai plus retrouvé mon chemin. Et depuis ce temps là, je cherche la sortie, pour leurs prouver que j’avais raison! Ah ah! La tête qu’ils vont faire quand je vais leur raconter tout ça!
- Mais alors, tu es un kokiri! répondit Link. Tu ne serais pas le kokiri qui s’est perdu il y a dix Hy?! Comment t’appelle tu? demanda-t-il.
- Aucune idée, rétorqua le kokiri, mais mes amies m’appellent Skull. Il paraît que je ressemble à un squelette.
- Tes amies? Quelles amies?! Nous sommes en 256, les kokiris que tu connaissait ont quittés le village! s’efforça de lui faire comprendre Link, en 256!
Il le regarda d’un air affligé.
- Ce sont mes amies, les fées, et pas les tiennes! Tu ne les verra jamais puisque c’est comme ça!
Skull ce retourna d’un air vexé et recommença à jouer de la flûte. Link essaya de répliquer, mais le son de la musique le ramena a ses pensées.
- Cette musique,pensa t'il, elle me dit vraiment quelque chose! Mais quoi?
Soudain, une voix, la même voix qui avait retentie dans son esprit parla:
« Gauche, droite, droite, droite, tout droit ». Link sursauta en se demandant encore une fois qui avait parlé.
- Qui a-t-il Link? demanda la fée.
Il tourna sa têted'un air assuré vers le tronc à gauche.
- Viens,affirma t'il, je connais le chemin.
-Quoi? Mais comment?
- Plus tard, il ne faut pas rester ici, coupa le garçon. Toi, Skull, tu vient avec nous? Nous allons sortir de cette maudite forêt.
Skull se retourna en paraissant étonné:
- Moi? Sortir? Pour quoi faire? Je suis très bien ici! (Link le regarda sans en croire ses oreilles) Au revoir.
Il se retourna et recommença à jouer de la flûte.
Link et la fée, encore confus, se résilièrent a laisser l'enfant ici et empruntèrent le chemin indiqué par l‘étrange voix. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent enfin devant le dernier tronc.
- Normalement, la sortie devrait être ici. Allons-y, dit-il
Link inspira profondément, ferma les yeux et avança en direction du tronc, suivi par le bourdonnement.

Chapitres prochain à venir... très prochainement santa
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nureck
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MessageSujet: Re: Fic: La boussole des Esprits   Sam 25 Avr 2009, 13:47

Voici la suite santa

Chapitre 3 : Hyrule

Une fois que Link rouvrit les yeux, il était enfin dehors. Il fut envahit par une sensation de liberté et respira profondément l’air frais de la majestueuse plaine D’Hyrule. Elle s’étendait devant lui à perte de vue et le jeune homme se demanda comment avait-il pu rater ça. L’herbe était tellement verdoyante qu’il en avait mal aux yeux. Il regarda a ses pieds: il se trouvait sur un petit sentier de terre qui s’étendait indéfiniment. Le kokiri regarda en direction d’une petite tâche noirâtre située au milieu de la plaine.
- Le château d’Hyrule, dit la fée qui avait aperçue Link.
- C’est magnifique!!! cria celui-ci.
Les deux amis commencèrent à avancer sur le petit sentier en terre tout en discutant de leurs précédentes aventures.
- Vraiment étrange, ce Skull! dit Link en riant. Mais au faite, tu ne m’as toujours pas dit ton nom!
- Tu peut m’appeler Iria, dit la petite voix avec joie.
Iria et Link continuèrent d’avancer en direction du Château d’Hyrule.
Link contempla à nouveau le paysage qui l’entourait. Il observa attentivement tout les angles de l’espace et en déduit que la plaine devait être le centre de vastes contrées.
A sa droite se situait au loin d’énormes montagnes cachées par une végétation touffue, et vers l’Ouest, on pouvais apercevoir le relief d’un vaste lac.
- Tu avais remarqué? dit Iria, cette forêt est vraiment très spéciale, le temps n’est pas le même qu’ici. Tu te souvient, quand Skull nous a dit qu’il m’avais entendue quelques secondes après qu’on soient arrivés? Il s’était enfaite passé près d’un quart d’heure!
- Tu voudrais dire qu’il y a dans cette forêt comme un espace…temps? demanda Link.
- Un micro temps, plus exactement. Skull à du passé des Hy dans cette forêt sans s’en rendre compte, ce qui expliquerais son apparence.
- Tu veut dire qu’il est mort? Mais alors pourquoi l’avons nous aperçut? questionna-t-il
- Ca, je l’ignore encore, finit-elle. Mais revenons-en à notre destination. Comme tu le sais surement, les Gerudos sèment la panique dans tout Hyrule. Il n’y a pas très longtemps, le peuple vivant dans le désert à l’Est à été radié de la carte. Je ne sais pas encore pourquoi ni comment, mais je suis sûr que les Gerudos ont un rapport avec ça.
- J’ignorais tout cela! Qui sont ces Gerudos?? s’étonna Link.
Tout en continuant d’avancer, Iria lui expliqua que cette organisation s’appelait « Gerudo » en référence à un peuple de voleur qui aurait existé à l’époque du Héros.
Link parut de plus en plus surpris.
- Mais nous ne courons dans ces plaines aucun danger, ont les auraient localisé vers les montagnes, conclut-elle. Nous nous dirigeons donc vers le Château d’Hyrule dans l’espoir dans apprendre plus sur cette organisation.
Ils continuèrent ainsi de marcher de longues heures a travers la plaine d’Hyrule. Link n’en revenait toujours pas de ce que venait de lui dire la fée.
- Hester nous aurait caché ça pendant tout ce temps! se dit-il.

Après d’interminables foulées, Link put enfin apercevoir clairement la citadelle D’Hyrule. Il en restât bouche bée. Devant lui s’élevait une énorme forteresse toute de pierre. La citadelle s’étendait au moins dans un rayon de deux kilomètres et on ne pouvait en apercevoir la fin. En son centre trônait l’imposant château d’Hyrule, composé d’une tour centrale, mais Link n’arriva pas à apercevoir sa base à cause des imposantes murailles qui l‘entourait.
- C’est incroyable, moi qui me disait que rien ne pouvait dépasser la taille de nos maisons! s’exclama-t-il.
La voix émit un petit rire et le bourdonnement avança vers l’entrée. Elle était constituée de deux grandes poutres surmontées de l’emblème de la famille royale (une sorte de triangle) et d’un énorme pont-levis.
Un écriteau était placé devant l’entré et indiquait que le pont-levis serait remonté au couché du soleil.
Une fois rentrés dans l’enceinte de la citadelle, Link n’arriva pas à en croire ses yeux.
Une gigantesque place s’étendait devant lui, peuplée de milliers d’habitants. A droite, à gauche, commerces et habitations pullulaient, la foule était en ébullition et on entendait les cris sonores des différents marchands:
- Perche d’Hyrule fraîche!!! Qui veut du poisson?
- Magasins de souvenirs d’Hyrule, gadgets en tout genres!
- Le Héros à autrefois posé les pieds dans mon magasin de potions! Venez voir!!!
Link restait ébahit devant toute cette agitation. On apercevait des Kokiris majeurs, des Hyliens, des Gorons, des Zoras qui se bousculait dans toute cette effervescence.
- Ça fait un choc, n’est-ce pas? Moi aussi, la première fois que je suis venue ici, j’ai été surprise! dit Iria en criant le plus fort possible pour se faire entendre.
- Surprise, s’égosilla Link, mais c’est plus que ça, c’est incroyable!!!
Les deux compagnons essayèrent de se faufiler dans cette marée humaine, tout en admirant la place.
Link remarqua d’innombrables magasins en tout genre: tenues, potions, armes, souvenirs, créatures féeriques, ils débordaient de partout.
Le bourdonnement tourna vers la gauche en direction d’un magasin d’épées.
- Suis moi, cria Iria en s‘éloignant de Link, il faut te procurer une épée!
Link tenta de l’arrêter mais la fée ne semblât pas l’entendre. Il la suivit en tentant de bousculer le moins de monde possible et pénétra dans le magasin. C’était une pièce très étroite mais qui semblait s’étendre sur des milliers de kilomètres. Bombée d’armes en tous genres, Link avait quelques difficultés à avancer tellement le magasin regorgeait d’objets. On pouvait apercevoir sur les étagères des dizaines d’épées, de lance-pierres et de boucliers. Quand il arriva enfin au bout du magasin, un homme maigrichon se présenta devant lui et lui fit un bref « bonjour ».
Link essaya de repérer l’emplacement de la fée dans cette caverne d’Ali baba, il regarda attentivement dans tous les recoins du magasin mais en vain. Il entendit alors un petit bourdonnement à sa gauche.
- Ah, tu es là, dit-il, dis moi, pourquoi aurais-je besoin d’une épée?
- De nombreux monstres peuplent Hyrule depuis l’apparition des Gerudos, et ils ont l’air de prendre un malin plaisir à semer la panique. Il faut impérativement t’équiper au cas-où.
Link regarda les nombreuses rangées d’épées et se dit d’un air mécontent qu‘il n‘aurait jamais dû accepter de quitter son village.
Pendant près d’une demi heure, il essaya bon nombres d’épées et optât enfin pour une modeste lame qui aurait, semble t-il, appartenu à un riche comte d’Hyrule.
- Au faite, se rappela Link, comment va-t-on payer? Je n’ai pas de rubis en poche!
La voix lui chuchota quelque chose à l’oreille et Link regarda le vendeur d’un air gêné.
- Bon, si nous n’avons pas d’autre solution…dit-il en levant les yeux.
Le vendeur tourna la tête et aperçut que Link avait enfin choisit une épée.
- Oh! Vous avez bon goût monsieur, dit-il avec un grand sourire, vous payez en rubis ou avec la carte de fidélité?
Link le regarda également avec un sourire gêné, pris un des boucliers qui lui passait sous la main et le jeta sur le vendeur à sa grande stupéfaction. Il profita des quelques secondes d’inattention du vendeur pour bondir vers la sortie en dévastant tout sur son passage.
Le vendeur eu à peine le temps de réagir que Link, suivit du bourdonnement était déjà à la moitié du magasin.
- AU VOLEUR!!! AU VOLEUR!!! À MOI, ON M ‘ATTAQUE!!! beugla l‘homme. Link sortit du magasin en hâte et se rua le plus loin possible du vendeur qui criait encore devant sa porte. L’effervescence créée par ces appels attira tout de suite l’attention des passant. Se créa alors une chaîne très organisée d’appels à l’aide qui arriva enfin dans l’oreille d’une milice passant par là.
Link continuait toujours de courir en direction du pont-levis qui semblait s’éloigner à chaque enjambée. Il regarda en arrière et s’aperçut que deux miliciens était à ses trousses. Il devait a tout prix quitter la citadelle, mais lorsqu’il tourna la tête en direction de la sortie, il s’aperçut avec effroi que le pont-levis commençait à se refermer. Comment n’avais t-il pas put le remarquer! Le soleil était déjà entrain de se coucher et le pont-levis devait se fermer avant la tombée de celle-ci!
Puis tout se passa très rapidement. Link continua toujours de courir vers la sortie en espérant passer le pont-levis et entendit la fée l’appeler. Mais avant qu’il n’ait pu réagir il s’écrasa brutalement dans sa hâte contre le pont-levis qui été dorénavant complètement refermé. Il entendit encore quelques cris avant de tomber à terre, puis se fût le noir complet.

Chapitre 4 : Un soir de pleine lune

La nuit tombait vite sur Hyrule et les rues de la ville si active étaient désormais désertes. Perçant le silence total des quartiers, deux hommes avançaient dans la pénombre en direction du château d’Hyrule. On pouvait apercevoir dans leurs bras un corps, celui d’un enfant.
Tout en continuant de marcher, l’un des miliciens interpella son compagnon.
- Tout de même, ça c’est fort, dit l‘homme en rigolant, un vol pendant la journée au beau milieu de la foule! On ne manque pas de dégénérés ces temps-ci…
- Tu veut parler de ces étranges types encapuchonnés? Ce ne sont que des fous qui s‘amusent à se déguiser… Rien de mal…Paraît qu’ont les appellent « Gerudos ».
- Peut être, continua le milicien. Quand au petit gaillard, je n’avais jamais vu d’enfants kokiris trainer par ici. Il voulait surement voler un truc pour gagner un peu d’argent…
Tout en continuant d’avancer, les deux hommes poursuivirent leur conversation sur l’étrange voleur.
- Il a quand même volé une épée, renchérit le garde, qui sait ce qui aurait pu arriver si nous n’étions pas intervenus!
Le milicien s’arrêta net et fit signe à son compagnon de s’arrêter. À peine avait-il finit sa phrase que deux hommes encapuchonnés étaient sortis d’une intersection entre deux rues. Les miliciens brandirent tout de suite leurs armes en les regardants stupéfaits.
- Bonjour, dit-un des homme sorti de l’ombre, Dieu est en chacun de nous, Dieu est bonté! Il m’a aidé dans ma recherche du bonheur! Rejoignez-nous lors de nos réunions spirituelles à la taverne d’en bas, vous ne le regretterez pas…
- Tu ferais mieux de rentrer chez toi, mon gars, coupa l’un des miliciens, nous ne sommes pas intéressés.
Son compagnon regarda l’homme encapuchonné d’un air étrange et ils reprirent leur chemin, indifférents en entendant derrière eux un « bonne nuit, braves hommes, et n’oubliez pas, la recherche du bonhe… ». Mais ils furent bientôt trop loin pour entendre la suite des paroles du garçon et continuèrent d’avancer vers le château d’Hyrule. Les deux hommes se regardèrent tout de même d’un air stupéfait.
- Tu penses que ce sont eux, les Gerudos? demanda Sylien, le premier garde.
- Probablement…Il ne doivent sortir que la nuit, répondit Malga, son collègue.
Ils regardèrent tout les deux derrière eux pour vérifier si on ne les avaient pas suivit, et, stupéfaits de leur mouvement, retournèrent d’un coup leur tête vers le château.
Sylien repensa à ce que le Gerudo lui avait dit et cette idée le tracassa durant toute la durée du chemin jusqu’au moment, où, sans s‘en rendre compte, il arriva devant l’entrée du château. Deux imposants gardes étaient postés devant la porte. Il étaient tout deux vétus d'épaisses armures argetées. Les sentinelles baissèrent les yeux et demandèrent aux deux hommes la raison de leur visite.
- Nous venons livrer un voleur aux cachots, dit timidement Malga.
- Bien, c’est tout de suite à gauche, dit un des gardes en ouvrant l’imposante porte, je vous charge de remettre l’objet du délit entre les mains du possesseur.
Les deux miliciens hochèrent la tête et pénétrèrent dans l’enceinte du château.
C’était la première fois qu’ils entraient dans la salle et ils furent ébahis par la beauté de la pièce. Elle était circulaire et chaque mur sans exception était recouvert d’une magnifique broderie rouge et or: elle représentait bien évidement l’emblème de la famille royale. La salle était entièrement construite en pierre et d’énormes escaliers montaient vers de nombreuses galeries.Devant chaque escalier était affiché une petite pancarte qui indiquait " cuisines" , "salle du trône" ou encore "salle des armes". En regardant en haut, on pouvait apercevoir un grand chandelier qui brillait de milles feux.
Les deux compagnons tournèrent à gauche et parcoururent un long chemin dépouillé de toute tapisserie cette fois.
Peu de temps après, ils arrivèrent enfin devant une énorme grille intimidante . Une petite fée était assise entre les barreaux et regardait les deux hommes d’un air amusé.
- Je vois que vous tenez un petit voyou, dit-elle en regardant Link, c’est votre première arrestation?
Les deux hommes hochèrent la tête.
- Cela vaux une promotion à la garde du château! Il me semble que le cachot numéro 13 est libre, veuillez me suivre…
Elle toucha la grille qui s’ouvrit d’un seul coup à la grande stupéfaction de Sylien et Malga puis avança vers les ténèbres en créant un petit halo lumineux.
Les cachots étaient parcourus d’un long ruisseau et, de chaque côtés du tunnel, on pouvait apercevoir des petites cellules vides, ou parfois occupées. Un grand silence régnait et Sylien pouvai entendre le lent égouttement de l'eau sur le sol. Ils arrivèrent enfin devant une petite cellule portant le numéro « 13 ».
- Vous pouvez le laisser ici, dit la fée d’une voix mielleuse.
Les deux hommes jetèrent le corps dans la pièce qui émit un bruit sourd en percutant le sol. Il prirent bien la précaution de refermer la porte derrière eux et partirent accompagnés de la petite fée en laissant Link seul dans les cachots.
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nureck
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MessageSujet: Re: Fic: La boussole des Esprits   Lun 27 Avr 2009, 06:10

Voici, encore, la suite santa

Chapitre 5: Un au revoir

Link avait mal. Il tremblait de toutes part et il aurait cru que sa tête allait exploser d’un moment à l’autre. Il avait mal, et c’était bien la le problème. Impossible de bouger, de réfléchir, de réagir. Il restait là, étendu sur le sol comme une larve qu’on aurait écrasée. Il était faible, assez faible pour s’être fait enfermer stupidement dans ces cachots. Pourquoi? Il ne le savait même plus. Le kokiri n’avait plus de notion du temps. Combien d’heures, ou même de jours était-il resté ici, il n’en avait aucune idée. Mais ce dont il était sur, c’est d’avoir entendu une abeille. Oui, un bourdonnement, ou alors non, il serait devenu fou. Quoiqu’il en soit, le bourdonnement se rapprocha de plus en plus et ce n’était pas un effet de son imagination.
- Eh bien, souffla la voix, te voila dans de beaux draps.
- Es-tu ma conscience?
- Mais non imbécile, répliqua la voix, c’est moi, Iria.
Dès que le mot « Iria » arriva dans les oreilles du jeune homme, la mémoire lui revint.
Hester, la fée, les bois, le vol, le pont-levis, tout ces souvenirs étaient venus se mélanger dans sa douloureuse tête.
- Iria, cria Link, mais comment est tu arrivée ici!
- Moins fort, chuchota la fée, c’est une longue histoire… Quand tu t’es écrasé sur le pont-levis, les deux miliciens se sont jetés sur toi. Je t’avais appelé pour te prévenir juste avant que tu tombe mais j’ai décidée de ne pas intervenir… Deux hommes qui seraient agressés par une chose invisible, ça aurait éveillé les soupçons! La nuit commençait déjà à tomber et les deux miliciens ont commencés à t’emmener vers le château. J’ai fait de mon mieux pour les suivre sans attirer leur attention jusqu’au moment où ils ont rencontrés deux hommes. Des Gerudos Link!!! Il essayaient de les recruter pour les amener à une taverne, mais là non plus, j’ai décidée de ne pas intervenir. Il fallait que je te libère, j’ai donc pénétré dans le château en même temps qu’eux pour ne pas me faire repérer.
- Et tu es donc arrivée ici, dit Link en baissant un maximum sa voix. Mais, depuis combien de temps suis-je enfermé là dedans?
- Pas plus d’une heure. J’ai attendue que la fée gardienne s’endorme pour te réveiller.
Après quelques efforts, Link parvint enfin à se lever, et demanda à Iria comment pourraient-ils sortir d’ici.
- J’ai tout prévue, assura la voix. Les clés des cellules n’ont pas étés très difficiles à trouver, elles étaient juste devant l’entrée des cachots. Je les aient envoyées par terre, juste devant toi. C’est que c’est lourd à porter!
Link regarda à ses pieds et saisit le trousseau. Il avança en direction de la porte et essaya une par une les différentes clés jusqu’au moment où il trouva enfin la bonne. Il ouvrit la grille et marcha sur la pointe des pieds vers la gauche.
- Pas par là, le repris Iria, la fée commande au toucher la porte d’entrée et il serait trop imprudent d’ouvrir la grille! Partons plutôt vers la droite.
Link approuva d’un signe de tête et marcha dans la direction opposée. Sur son passage, il put apercevoir quelques détenus profondément endormis: des Hyliens, des Gorons et des Zoras étaient là, sur des tas de paille.
Ils continuèrent d’avancer le long du ruisseau jusqu’à apercevoir une échelle dans un petit renfoncement. Link monta et atteignit une sorte de faux plafond.
- On peux casser ça, dit-il, tu as l’épée?
- Eh bien, dit Iria gênée, il semblerait que les deux miliciens l’ait récupérée avec eux.
Link écarquilla ses yeux, furieux.
- Quoi?! Alors ont a fait tout ça pour rien!? Bon… tant pis, ont va bien trouver un moyen de sortir d’ici…
Il regarda autour de lui pour repérer un quelconque objet qui l’aurait aidé à briser le plafond.
-Tiens, prend la torche là, suggéra Iria. En l’éteignant elle pourra peut-être t’aider.
Link saisit le bout de bois et souffla un grand coup dessus. Après avoir remonté l’échelle, il essaya d’enfoncer le plafond avec l’outil improvisé. Suite à quelques minutes d’acharnement, il réussit enfin à entamer le bois, puis tailla une petite ouverture.
- Je pense que je peut me faufiler là dedans, dit Iria, il y a surement une poignée de l’autre côté.
Elle se faufila dans la fente et Link se retrouva seul quelques minutes. Après une longue attente, il n’y avait toujours aucun signe de la fée. Il commença à s’inquiéter:
- Iria? Tu es là? murmura Link.
Il entendit un bruit rauque et le plafond se souleva légèrement.
- Aide moi… C’est… très… lourd…! dit-elle en parlant comme une locomotive.
Link s’empressa de soulever la trappe et l’ouvrit complètement. La clarté de la lune s’engouffra aussitôt dans les cachots, et il en fut presque éblouit.
- C’est un soir de pleine lune… dit-il en souriant. J‘adore la regarder…
- Ce n’est pas le moment de rêvasser! lui cria Iria. Nous devons nous dépêcher de quitter le château avant la levée du soleil!
Link remonta l’échelle et regarda autour de lui. Il était entouré d’une magnifique végétation. Les buissons superbement taillés devaient êtres entretenus tout les jours, se dit-il. Les deux amis devaient surement se trouver dans les jardins du château.
En effet, les imposants murs de celui-ci entouraient le parc, et les vitraux reflétaient leurs grandioses couleurs sur l’herbe à la lumière de la lune. Au centre du jardin étaient placés trois triangles de tulipes se rejoignant, emblème vénéré de la famille royale. Ils se mirent en route en faisant le moins de bruit possible pour rejoindre les murs du château. Ils parcoururent doucement la paroi en faisant attention de se baisser devant chaque fenêtre, jusqu’au moment ou ils arrivèrent devant une grande lucarne ouverte . Link entendu quelques échos de conversations et ne put s’empêcher de jeter un coup d'oeil à l’intérieur. Ce qu’il y vu le surpris: deux silhouettes de femmes , surement des cuisinières, pensa-t-il, étaient en train de laver une brillante argenterie. Iria le rappela à l’ordre mais celui-ci lui fit signe de se taire. Il se fut le plus discret possible et observa avec attention la conversation.
- Pff, la vaisselle, fit l’une, ça n’en finit jamais!
- Tu es au courant pour le roi? répondit l’autre, il paraît qu’il ne dort plus une seule nuit.
- Élasie! Je ne devrais pas t’entendre dire ça! On ne parle jamais de Monsieur dans son dos! Il n’aime pas ça!
- Oh, madame rabat-joie, répliqua t‘elle, il est presque onze heures, personne ne nous entendra!
Elle se remit à frotter énergiquement une petite cuillère argentée.
- Je disais donc qu’il ne dort plus de ses nuits, paraît qu’il est trop anxieux pour ça.
- Anxieux? Pour quelles raisons? C’est vrai que quand ont y pense, il est très cerné depuis quelques semaines.
- Tout ce que je sais, c’est qu’il passe ses nuits à attendre sur son trône. Pauvre vieux.
- Élasie! Ne dit pas ça de notre roi!
Elle se tut quelques instants.
- Chut! J’entends des pas.
Les deux silhouettes se remirent aussitôt à l’ouvrage et Link entendit en effet de lointains bruits de pas. Il avança quelques mètres plus loin en suivant le son qu’ils produisaient jusqu’à la prochaine fenêtre. Le garçon ne put la qualifier de « fenêtre », il aurait plutôt dit « mur ». Il se trouvait en effet devant la plus grande fenêtre de tout le château qui représentait l’emblème de la famille royale. Elle était tellement immense qu’il n’arrivait même pas à en voir le bout. Il observa les vitraux qui la composait: la finition était parfaite, elle avait surement du prendre des décennies à être assemblée, et Link admira l’ouvrier qui aurait pu construire un tel colosse. Il essaya de regarder à travers mais ne put distinguer que de minces silhouettes. On pouvait apercevoir un large siège occupé, peut-être par le roi, qui était entouré par quelques hommes tenant des lances, mais le reste de la pièce semblait vide.
Il entendit les pas se rapprocher de plus en plus jusqu’à ce qu’ils fassent irruption dans la salle. Une imposante silhouette encapuchonnée avait pénétrée dans la pièce et Link en profita pour coller son oreille sur la vitre gelée. Il y eu un cours silence puis l‘homme sur le trône pris enfin la parole.
- Vous! cria le roi, comment êtes vous entré ici?
- Ehéhéhé, cela n’a aucune importance, mon cher, lança-t-il avec un rire sarcastique, je sais que vous redoutiez ce moment depuis fort longtemps. Mais le voila arrivé…
- Alghir, pourriture… sortez immédiatement d’ici!
- Permettez moi avant toute chose de vous expliquer la raison de ma venue. Je voudrais vous faire part de deux choses: tout d’abord, j’aimerais savoir où se trouve votre fille bien aimée.
- Si vous touchez à un cheveux de Zelda, vous et votre dégénérée d’association subirez la colère d‘Hyrule tout entier!
- Ehéhéhé! Eh bien, est-ce comme cela que l’on accueille un invité au château royal? Mais la n’est pas le problème. Ce que je vous demande n’est pourtant pas bien compliqué… Je ne me répéterait pas encore une fois. Où est la princesse?
Le roi perdu son sang-froid.
- GARDES! Ordonna t’il furieusement, saisissez vous de lui!
La garde royale ne bougea pas d’un pouce. Le roi se leva alors hors de lui et répéta son ordre.
- Ehéhéhé, poursuivit Alghir avec le même rire diabolique, puisque vous décidez de ne pas coopérer, qu‘il en soit ainsi. Je vais maintenant passer à la seconde raison de ma visite. C’était simplement pour vous dire… au revoir, Monsieur.
- GARDES!!! Je vous ais donné un ordre! VOUS DEVEZ OBÉIR Á VOTRE ROI!!! ABATTEZ-LE SUR LE CHAMP!!
Les gardes se retournèrent vers lui. Ahuri, il répéta encore une fois sa phrase, mais les guerriers n’en firent rien.
- Tuez le, lança froidement Alghir.
Aussitôt dit, les quatre silhouettes s’abattirent sur le roi en criant « Pour Dieu! ».
On entendit jaillir à flot le sang mêlé aux affreux rires d’Alghir. Le roi s’effondrât par terre, en lançant un dernier souffle, seul témoin d’un règne inachevée. Alghir s’avança vers le cadavre tout en continuant de s’époumoner de rire, le frappa d’un coup de pied, et se dirigea vers le trône. Une fois positionné dessus, il lança d‘un rire plus maléfique encore que celui d‘avant:
- Agenouillez devant votre nouveau roi, mes fidèles!
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